LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  oscar2 le Lun 18 Juin - 10:45

Entre violence et violon, voici un album dont j'ai usé le vinyl jusqu'à la corde lors de sa sortie , j'ai même dû le racheter car il était devenu tout lisse et mat à force , c'est dire si j'en connais la moindre note et le moindre souffle par coeur,

Il est une chose à noter ici c'est que Johnny ne s'était plus autant investit dans l'écriture d'un album depuis 1965, c'est donc clairement le signe d'un artiste qui cherche à retrouver ses bases , ses sensations et ce retour a Nashville c'est cela en fait, après des années d'errances et de tergiversations musicales il faut revenir aux sources , fortifier ses acquis et surtout y intégrer ce qui sera le cap à suivre,
Beaucoup voient ici la fin d'un long cycle avant la renaissance de 85 avec l'album Berger, pour moi par contre ce sont les égarements post-héroïco-rococo du Pds 82 qui marquent la fin de ce cycle (même si sur le moment ce fut très bon de le suivre) et c'est ce retour aux sources qui marque le vrai nouveau départ, en cela l'anecdote relatée dans l'histoire de l'album du livret en dit long sur l'état d'esprit de Johnny et son commando lors de ces enregistrements (pour ceux qui n'auraient pas le livret Johnny avait apposé sur la porte du studio un panneau où l'on pouvait lire «  Si vous etes français allez poser votre cul ailleurs »),

Le remasters est ici honteusement inexistant pour les 10 titres de l'album et pour ceux de l'album «  En V.O » , par contre il s'avère indispensable pour les titres 11,12 & 13,

Un mot sur cette pochette sublime signée Mondino, un simple cliché N/B, gros plan de profil qui est plus rock'n'roll a lui seul que l'ensemble des pochettes sorties depuis pas loin de 10 ans, il n'en faut pas plus pour rallumer toute l'imagerie et attendre 1000 promesses de cette galette que juché sur mon vélo je ramenais à toute vitesse de chez mon disquaire pour le poser sur ma platine,,,


Alors 29 ans plus tard vais-je me racheter un nouveau vélo ? Smile.......




avatar
oscar2

Messages : 2143
Date d'inscription : 07/05/2009
Age : 49

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  oscar2 le Lun 18 Juin - 11:05

ENTRE VIOLENCE ET VIOLON : La voici la promesse tenue, d'entrée Mister Hyde-llyday nous offre toute cette imagerie rock'n'roll légendaire et en même temps une vrai ouverture sur un rock moderne, le mix entre ces 2 ponts est d'emblée balayé d'un coup de guitare(et de violon) revanchard, un texte superbe ( un peu cliché aujourd hui j'avoue) mais qui nous assene quelques phrases vraiment bien sentie « Il y a 2 hommes en moi l'un prend et l'autre donne , l'un condamne celui a qui l'autre pardonne » faut l'écrire quand même, c'est sec , rapide et terriblement éfficace,, 9,5/10

(T'as mis) LES SCELLES SUR MA VIE : J'ai de suite beaucoup plus de mal avec celle-ci je l'avoue, surtout question texte , il y a d'ailleurs plusieurs phrases que je n'ai toujours jamais compris, si quelqu'un a réussi à comprendre tout le texte qu'il vienne l'écrire ici de suite car même celui du site n'est pas complet, musicalement par contre c'est assez bien troussé avec une belle ligne de cuivre qui dynamise l'ensemble,, 7/10

LAISSE-MOI UNE CHANCE : Voilà ce que j'appelle un vrai blues gluant, un pur qui colle aux ouïes, 3 pauv' accords basique et envoyer la sauce le feeling fera le reste, le texte est à l'avenant , pur blues lui aussi , la fille qui veut se barrer, le quotidien, le mec qui pleure mais avec un côté macho irrécupérable quand même faut pas déconner ! Bref un vrai régal d'esthète (pas de nœud),, 10/10

MARIE MARIE : Un titre en noir & blanc comme un vieux polar des années 40 avec ses codes établis , le détective piègé tombera forcément sous le charme de la belle vénéneuse, Bogey & Bacall flottent dans l'air durant 3min qui nous transportent hors du temps, hyper réussi dans la forme, une vrai chanson de genre comme on en fait plus,, 8/10

POUR CEUX QUI S'AIMENT : Autant le dire de suite , c'est typiquement le genre de morceau qui me déçoit dès la première écoute et qui m'irrite par la suite,je vais m'y attarder un peu car je sais que c'est un titre très aimé des fans en général, alors bien sûr je ne suis pas neuneu et j'entend bien le parti pris résolument classic sixties recherché dans cette bluette et en ce sens on peut dire que c'est réussi, mais je n'y peux rien ça me gonfle, j'ai plus l'impression d'entendre une sous-production AB jouée par les musclés pour une soirée de Noël sur TF1 (réécoutez « Premier baiser » par Emmanuelle) qu'une production made in Nashville et du coup cela gâche d'emblée mon plaisir, puis les choeurs qui font « Wah wah wah wah » franchement c' en est trop pour moi,, 5/10



L'AMOUR VIOLENT : Un foutu bon titre quelque peu gâché par une production too-much avec ses effets d'écho cucul la praline mais un refrain vraiment accrocheur fini tout de même par l'emporter haut la main , Johnny à placé des tubes intemporel moins évidents que celui ci durant plus d'une décénie, question d'époque sans doute , si il était sorti sur un album de 76/77 ce titre serait devenu un classique,, 8/10

QUAND UN HOMME DEVIENT FOU : Le gros dossier de cet album , un titre bluesy-jazz quasi inchantable parce que très littéraire, l'intelligence de la production ici est de laisser le temps à la chanson de s'installer , d'installer un vrai climat presque underground, pour un peu on verrait la pluie ruisseler des enceintes, une énorme réussite pour une chanson oubliée et perdue dans les confins d'un album extrêmement riche,, 10/10

MES SEIZE ANS : Nostagie quand tu nous tiens ! que c'est bon cette slide-guitare appaisante pour évoquer tant de souvenirs, une chanson vraiment destinée aux fans connaisseurs, qui n'évoquera pas grand chose pour les autres mais que c'est chouette ce genre de chanson zéro prise de tête,, 8/10

LA FILLE D'EN FACE :Alors là autant le dire d'emblée en tant que vrai afficionnados de Lavilliers depuis 80 j'aurais sans doute plus de mal à être objectif , musicalement rien a redire , c'est rock et c'est moderne a la fois, côté écriture rentrer dans l'univers du Lavilliers de ces années là est beaucoup plus ardu ,le talent d'écriture hors-norme de Lavilliers n'est plus à démontrer mais il n'est pas pour autant simple d'accés car lui aussi à établi ses codes, ses gimmicks très personnels d'où certainement des phrases un peu rude ou décalée dans la bouche de Johnny pour qui n'y est pas aguéri, moi cela ne me dérange pas du tout ce qui fait que j'ai adoré ce titre et que je l'adore toujours presqu'autant, juste pour l'anecdote lorsque Lavilliers découvrit l'enregistrement de Johnny en 83 il fut un peu déçu du résultat , il attendait quelque chose de plus trash de sa chanson et ne comprenait pas vraiment le besoin de l'enregistrer à Nashville , sa chanson ne s'y prêtant pas vraiment,,, en 2007 pour la sortie de son album « Samedi soir à Beyrouth » enregistré a,,,Memphis & Nashville il revient sur cette épisode dans le long entretient de l'édition collector numerotée (et hors de prix) , Question du lournaliste : Pourquoi venir enregistrer ici vos chansons tropicales dans cette cité imbibée de rock'n'roll et de country, réponse : Je voulais donner une couleur inédite à ces nouvelles chansons , je ne savais vraiment pas vers où me tourner , mon arrangeur et moi avons optés pour ce coin mythique des états-unis sans trop savoir ce que l'on pourrait en ramener, j'ai déposé mes bandes au studio le lundi matin en prenant soin de ne donner aucunes indications aux musiciens résidents si ce n'est que je voulais des cuivres, je suis repassé le surlendemain pour écouter le résultat de ces essais et là m'est apparu une évidence, ces gars là feraient swinguer une plate-forme pétrolifère , j'ai de suite repensé à une vieille chanson que j'avais écrite pour Johnny Hallyday dans les années 80 à propos de laquelle nous nous étions quittés un peu faché à l'époque car je ne comprenais pas le besoin qu'il avait eu de l'enregistrer ici , aujourd hui je peu le lui dire ici «  j'ai compris » (sic),, 9,5/10

SIGNES EXTERIEURS DE RICHESSE :Qui a dit que Johnny était uniquement 1er degré ?? cette chanson pour le moins atypique n'est que jeux de mots et pirouettes , le tout sur une musique vraiment bien en place , perso j'adore ce côté Bashung chez Johnny,, 8,5/10





Bonus :


RESTE ICI : Adapter un pur grand standard cela faisait un bail que Johnny ne l'avait plus fait c'est certainement la raison pour laquelle ce titre fut écarté de l'album final car hors sujet, ce fut tout benef pour les heureux acheteur du programme de Bercy 92 où cette chanson alors inédite était offerte sur 45T souple, une belle interpretation mais à 100 lieues de la magie de l'original,, 7/10

HEY FEMME !: Quel dommage que ce titre soit doté d'un refrain aussi faible car tout le reste est un pur régal , l'intro au piano bastringue est vraiment géniale ,, 7/10

CHERIE DONNE-MOI DU CHILI : Celle-ci est tellement mauvaise que personne n'a voulu la signer ( qui est ce DR ??? qu'il se dénonce ! Embarassed ), un texte d'une indigence totale « Le genre Mexique moi ça m'excite,,,,, Fais moi l'coup de piment poivron j'suis ton dragon » sorry c'est trop pour moi, le tout emballé sur la zique de Mystery Train ou presque,, 4/10 (pour les zicos qui assurent)

CASUALTY OF LOVE : Bon ici aussi je serais sûrement de parti pris tant j'adore Bashung depuis toujours, puis surtout je suis de ceux qui pensent qu'avoir adapté la chanson en anglais est une vrai bonne idée, le texte français n'aurait vraiment pas collé à Johnny, se servir de cette mélodie et de ce riff de guitare imparable pour leur donner un son et une réverb 60's entre Shadows et Animals , et l'interpretation volontairement crooner/crâneur que livre Johnny est juste sublime, ,, 9/10... petite aparté pour ceux qui aiment les petites anecdotes, au moment où Johnny sortait ce titre en single , Bashung sortait volontairement sa version de Hey Joe en single comme un juste retour des choses avec en face B un titre intitulé "Fan" écrit quelques années plus tôt lorsqu'il rencontra Johnny pour la première fois et que donc se brisa la glace du personnage inaccessible qu'il représentait , chanson dont le refrain est " Maint'nant j'pourrais plus jamais être un fan , mon applaudimetre est en panne, des fois l'ai dure j' envoie des vannes... excuse-moi partenaire, excuse-moi partenaire", superbe.

AIN'T NO STOPPING ME NOW : Une fois n'est pas coutume je trouve la version anglaise plus éfficace que l'original en français,,7/10

ON THE EDGE OF THE EDGE : celle ci est plus laborieuse, faut dire qu'on perd beaucoup en perdant le tres bon texte original,, 6/10

MONO ROCK'N'ROLL : Juste pour ressitué dans le temps pour ceux qui n'y étaient pas ou qui ne le savent pas cette chanson version anglaise est sortie avant la version française, ce qui nous faisait quand même un foutu bon petit rock inédit, il n'en fallait pas plus pour m'enchanter,, 7/10

I'LL MAKE YOU BELIEVE IN LOVE AGAIN : Bizarrement pour moi elle passe mieux en VO car elle assume mieux son côté cliché, ça a le calibre d'un titre qui aurait pu se perdre dans l'immense disco d'un Presley,,6/10

WHEN YOU TURN OUT THE LIGHTS : Ceux qui disent que Johnny chante mal en anglais devrait réécouter ce titre, y'a pas a dire le grand Mort Shuman avait l'art d'amener notre Johnny vers des horizons inexplorés ,, 9/10





Moyenne de l'album original : 8,3
Moyenne de l'édition collection : 7,7



Au final un album de haute facture avec quelques haut tres haut et plus de bas que je ne l'imaginais.
avatar
oscar2

Messages : 2143
Date d'inscription : 07/05/2009
Age : 49

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  oscar2 le Lun 18 Juin - 11:15

Rivière..ouvre ton lit (1969)………………………9.2
Vie (1970)…………………………………………9.1
Rock à Memphis (1975)…………………………..8,7
Les rocks les plus terrible (1964)…………………8.6
Country-Folk-Rock (1972) …................................8.6

Flagrant délit (1971) :…………………………… 8.5
Jeune homme (1968)………………………………8.4
Insolitudes (1973)…………………………………8.3
Entre violence et violon (1983)...............................8.3
Derriere l’amour (1976) :…………………………8,3
Jamais seul (2011) :………………………………8.2
Les enfants du Rock (1984)………………………8.2
Ca ne change pas un homme (1991)………………8.0
Le Cœur d’un homme (2007)………………….…7.9
La génération perdue (1966) :…………………….7.9
Quelque part un aigle (1982) :................................7.8
Lorada (1995)…………………………………….7.7
Sang pour sang (1999) :…………………………..7.7
Rock'n'slow (1974) :...............................................7.6
Johnny 67 (1967)…………………………………7.6
Ca ne finira jamais (2008) :…………….………....7.6
Je t'aime je t'aime je t'aime (1974)..........................7.5
La terre promise (1975)…………………………..7.5
Ma vérité (2005)………………………………….7.4
Ce que je sais (1998)……………………………...7.3
Gang (1986) : …………………………………….7.2
Drôle de métier (1984)……………………………7.2
Solitudes à deux (1978) :.........................................7.2
Salut les copains ! (1961)…………………………7.2
Rock’n’roll attitude (1985) :………………………7,1
Hollywood (1979)…………………………………7,1

Cadillac (1989) :…………………………………..7,1
C’est la vie (1977)…………………………………6.9
A la vie a la mort (2002) :…………………………6,7
L'idole des jeunes (1962) :.......................................6.4
La peur (1982)..........................................................6.0
avatar
oscar2

Messages : 2143
Date d'inscription : 07/05/2009
Age : 49

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  Jango le Lun 18 Juin - 13:09

On continue l’exploration de la période 80 pré-Berger, et plus précisément dans ce cas les fameuses «années Billon». Pour moi pas du tout le même vécu qu'Oscar. À l'époque je ne suis pas né (désolé!) et c'est un album que je connaissais déjà, mais qui est arrivé tout de même tardivement dans ma découverte du Taulier. Je trouve que le livret résume bien cette période méconnue finalement: des albums bien plus réussis qu’on ne le dit parfois, mais pas de tube, pas même de titre qui ai marqué la carrière de Johnny depuis Hollywwod en 79. Il faudra attendre la résurrection surprise de Deux Étrangers (intronisé cette année avec son retour) en 2000 pour ça (mais ce n’est pas un album Billon). Bah, il nous reste toujours la Bamba Triste... Wink «Entre Violence et Violon» forme un genre de trilogie officieuse avec Drôle De Métier et Nashville 84 dont il partage les sessions et l’esprit. C’est à mon sens l’album le plus abouti de cette collaboration, car l’album le plus varié, le plus maîtrisé, le mieux réalisé aussi. On sent déjà que Johnny se cherche une nouvelle identité, plus «adulte» avec une belle place réservée aux textes (même si on est encore loin du niveau Berger/Goldman/Roda-Gil). On le voit notamment avec cette superbe photo qui fait la couverture et qui rapproche cet opus, non seulement de Rock’n’Roll Attitude, Gang et Cadillac, mais aussi de Ça Ne Change Pas Un Homme et bien sûr Jamais Seul du même Mondino.

Un gros regret dans ce volume de la collection: que l’on s’y attarde si peu sur l’album «En V.O.». S’il peut paraître logique de la jumeler à cet album, on aurait pu se fendre de plus de trois lignes pour nous expliquer son origine et le marché qu’il visait (Singin’ America’s Rockcin’ Hits aura plus de chance....). Particulièrement, d’où sort Casualty Of Love?!

ENTRE VIOLENCE ET VIOLON: Un titre typique de ma fan attitude. Interprété par n’importe qui d’autre je trouverai ce titre ridicule. Mais Johnny parvient à me convaincre, ce genre d’ambiance lui colle à la peau. C’est rock, ça tape et c’est vrai que le texte, s’il peut être caricatural sur le fond est très bien écrit sur la forme. La version live est encore plus déjantée, dommage de ne pas la retrouver ici... 7,5/10

LES SCELLÉES SUR MA VIE: Musicalement j’aime beaucoup, même si on retombe d’un cran dans l’agressivité rock. Le texte est plus maladroit. La métaphore est sympa au début... 6/10

LAISSE-MOI UNE CHANCE: Yeah un blues! Comme on peut s’y attendre, Johnny assure comme un beau diable! Dommage que le texte écorche parfois le rythme. 6,5/10

MARIE MARIE: On reste dans l’ambiance avec ce titre à ranger dans la catégorie «humour». Johnny se la joue Bogart, présageant même le film de Godard «Détective». 7/10

POUR CEUX QUI S’AIMENT: De la vraie guimauve à l’américaine. Faite avec tellement de conviction et de premier degré (jusqu’aux wap-dou-wap) qu’on en peut qu’être séduit si on aime cette musique! Qui plus est une compo du taulier! 7/10

L’AMOUR VIOLENT: Y a pas à dire c’est bien moins percutant que Gabrielle, mais tout de même ça n’en est pas si loin! 8/10

QUAND UN HOMME DEVIENT FOU: Arrêtez tout! On s’assied, on se laisse emporter, on savoure... 25 ans avant Le Coeur d’Un Homme, Johnny appose sa signature sur son meilleur blues avec Le Regard des Autres. Six minutes d’orgasme musical! 10/10

MES SEIZE ANS: Dur de retomber dans la country-variété après ce blues tout noir. Ce titre porte plus que les empreintes d’Eddy, carrément son ADN. Si on aime le Schmoll on ne sera que séduit, même si le meilleur pour la chanter est encore lui-même! Moi, j’aime beaucoup beaucoup Monsieur Eddy! 8/10

LA FILLE D’EN FACE: Johnny inaugure ici son habitude de collaborer, le temps d’une chanson, avec le talent du moment. Il y aura par exemple Raphael, Calogero, Kyo... L’association ici peut surprendre a posteriori vu les images aujourd’hui si différentes de Johnny et Lavilliers. Pourtant musicalement elle tombe sous le sens et il y aurait pu en avoir d’autres. Signalons encore à ceux qui se sont offusqué du «tu me fous la gaule» de Tanagra qu’ici Johnny «bande» carrément pour le demoiselle! 8/10

SIGNES EXTÉRIEURS DE RICHESSE: Voilà mon crève-coeur de l’album. Musicalement j’adore, et c’est un titre qui me vient souvent en tête. J’ai quand même un peu de mal avec le texte. Appelez-moi gauchiste, mais cet ode au bling-bling avant l’heure, je n’arrive pas à y adhérer, même au second degré. Dire que dans un an il enregistre avec Berger, puis dans deux «Ton Fils» avec Goldman!! 6/10

RESTE ICI: Comme Amour d’Été et Ma Vie T’Aimer, une adaptation impossible, complètement casse-gueule... Et complètement réussie, renouvelée! Incroyable Johnny, il pourrait même chanter l’Ave Maria dessus que ça fonctionnerait presque (ah tiens c,est une idée ça...!) 7/10

HEY FEMME: Ce féminisme à l’envers me fait bien rire, la rythmique 100% rock’n’roll ne peut que me séduire. Dommage pour un refrain peu imaginatif 7/10

CHÉRIE DONNE-MOI DU CHILI: Oh Johnny fais-moi de ‘billy, fais le fort comme j’adore et je t’en prie, mets-moi le feu!!! Ok, c’est quarantième degré et je comprends qu,on passe son chemin, mais moi j’aime! Et je remercie ce sacré DR Wink 7,5/10

J’ai pris l’habitude de ne pas noter les adaptations étrangères. je vais cependant le faire ici pour plusieurs raisons. Un, six titre sur dix-neuf ce n’est pas négligeable. Deux, il s’agissait à l’époque d’un album à part entière. Trois, je parle anglais (et pas italien ou espagnol) donc je me sens plus à l’aise et légitime pour juger ces chansons. À ce propos, évacuons ici la question de l’accent. À cette époque Johnny a encore beaucoup de progrès à faire, voilà c’est dit, ça s’arrangera un peu sur Rough town, mais ce sera toujours son problème quand il chante en anglais. Ceci dit on ne se plaint pas de l’accent de Jane Birkin quand elle chante en français. Si la chanson est bonne, on peut même y trouver un indéniable cachet. Alors ces chansons en anglais du frenchy?

CASUALTY OF LOVE: Idée improbable. Destinée à qui? Un des titres les plus étranges de la carrière de Johnny. Le texte n’atteint pas la richesse de celui de Bergman, mais est très efficace. Ce rythme chaloupé si particulier convient parfaitement à Johnny. Préférant de loin la voix de Johnny à celle de Bashung à cette époque, j’irais même jusqu’à préférer cette version! 8/10

AIN’T NO STOPPING ME NOW: Ici je trouve que le texte anglais colle bien mieux à la musique. Il est plus simple et direct, mais aussi plus efficace et swinguant. C’est la version originale qui a l’air d’une adaptation un peu ratée! 8/10

ON THE EDGE OF THE EDGE: Après avoir étalé son fric dans la version française, Johnny, finalement interprète avant tout, affirme ici vivre en marge de la société, se battre pour survivre. Bref esprit rock’n’roll et pas hip-hop bling-bling. Du coup l’excellente musique prend toute sa place (mention spéciale à l’outro quasi-symphonique) 9/10

MONO ROCK’N’ROLL: Merci Oscar de confirmer ce qu’il em semblait. La version anglaise est sortie avant la française. Amusant! J’aime beaucoup les deux qui traitent du même sujet. 8,5/10

I’LL MAKE YOU BELIEVE IN LOVE AGAIN: Un texte un peu moins «corny» que l’original. En anglais, ce titre a vraiment l’air sorti des sixties, ou même des fifties américains. Une réussite à mettre au crédit de Mort Schuman... et de Johnny Hallyday. 8/10

WHEN YOU TURN OUT THE LIGHTS: Ici effet inverse. L’adaptation prend le plis toujours intéressant de raconter une toute autre histoire. Ici l’amant éconduit qui attend sous la pluie que la lumière s’allume à la fenêtre de sa belle. Mais elle ne sera pas seule... Les images sont justes, l’ambiance appropriée, mais le texte extrêmement laborieux. Pas de rimes, pas de swingue, des phrases interminables... adaptation ratée pour moi. 7/10

Au final, malgré quelques essoufflements, un excellent double-opus qui montre qu’il faut vraiment réhabiliter cette période la discograhie hallydéenne. Le vrai bémol, comme dit dans le livret, est l’absence de standard, rôle que malheureusement l’immense Quand On Un Homme Devient Fou ne peut raisonnablement pas tenir.

NOTE GÉNÉRALE: 7,5 (7,5 pour «Violons...» et 8 pour «En V.O.» pris séparément)

Flagrant Délit 9/10
Rock'n'Roll Attitude 8,5
Cadillac 8,5
Lorada 8,5
La Terre Promise 8,5
Insolitudes (sans bonus) 8,5

Gang 8
Les Enfants Du Rock 8
La Peur 8
Ça Ne Change Pas Un Homme 8
Rivière... Ouvre Ton Lit 8
Jeune Homme 8
Solitudes à deux 8
Rock À Memphis 8

Country-Folk-Rock 7,5
Jamais Seul 7,5
Le Coeur d'Un Homme 7,5
Entre Violence et Violons/En V.O. 7,5
Hollywood 7,5
Vie 7,5
Johnny 67 7,5

Drôle De Métier 7
Derrière L'Amour 7
La Génération Perdue 7
Les Rocks Les Plus Terribles 7
À La Vie, À La Mort 7
Sang Pour Sang 7
Salut Les Copains 7
Rock’n’Slow 7
Je t’aime, je t’aime, je t’aime 7

C'est La Vie 6,5
Ça Ne Finira Jamais 6,5
L’Idole Des Jeunes 6,5
Ma Vérité 6
Quelque Part Un Aigle 6
Ce Que Je Sais 5,5
avatar
Jango

Messages : 3922
Date d'inscription : 01/02/2011
Age : 33
Localisation : Bruxelles

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  oscar2 le Lun 18 Juin - 16:51





Et qu'en plus elle fait rougir son néon !!! affraid



Je ne suis pas tout a fait du même avis que toi lorsque tu écris que ces années 80/84 sont exsangues de tubes,
Pas de classique ça c'est sûr, Johnny n'a laissé sa chance à aucun de ces titres de le devenir avec le temps en le jouant sur scène régulièrement,
Mais des tubes il y en a eu, pas le gros hit imparable qui squatte 3 mois en tête des hit§parades ou des programmations radio mais tout de même,
Pour rappel chacun des titres suivant à plutôt bien marché à l'époque:

Chez Madame Lolita
Je t'ai aimée
Mon amérique à moi
Solo una preghera
Victime de l'amour
Signes extérieurs de richesse
Pour ceux qui s'aiment
Ne tuez pas la liberté
Mon p'tit loup

ce n'est pas si mal pour une période de vache maigre,

les singles qui sont vraiment passés inaperçus sont

A Partir de maintenant
Qu'est ce qu'elle fait
Je peux te faire l'amour
C'est pas facile
La caisse
L'amour violent
La garce

Bizarre aussi de n'avoir pas exploité Je ne suis pas un héros à l'époque


avatar
oscar2

Messages : 2143
Date d'inscription : 07/05/2009
Age : 49

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  Jango le Mar 19 Juin - 11:32

Oui si j'ai dit tubes je voulais dire classiques. Peut-être que Deux Étrangers va le devenir, beaucoup plus tard! Ça peut suffire à faire oublier une période qui vaut pourtant le détour, exactement comme celle actuelle en fait!!
avatar
Jango

Messages : 3922
Date d'inscription : 01/02/2011
Age : 33
Localisation : Bruxelles

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  Jango le Mar 19 Juin - 11:33

Je suis content si tu dis que Chez Madame Lolita a bien marché, j'adore ce titre! Mais je m'avance sur un débrief futur! Wink
avatar
Jango

Messages : 3922
Date d'inscription : 01/02/2011
Age : 33
Localisation : Bruxelles

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  Yuna le Mer 20 Juin - 23:24

Bon à mon tour maintenant ! Bien sur ce ne sera certainement pas aussi fouillé que ceux de nos deux camarades ci dessus.

Alors un album que j'ai découvert grâce à la collection. Donc quelques inédits pour moi. Par contre j'ai beaucoup écouté le Zenith 84 que j'adore (ça pour un concert rock, ç'en est un !!), et je ne peux donc pas m'empêcher de faire des comparaisons avec les versions live de ce concert.
Ah oui un petit mot sur la pochette que j'adore, j'ai été très surprise d'apprendre que c'est Mondino qui l'avait faite, et en fin de compte ça ne m'étonne pas Very Happy .

Il y a des chansons que j'adore mais aussi des chansons sur lesquelles je n'ai pas plus d'avis que ça, notamment sur les versions anglaises bien que d'habitude j'aime bien Johnny chantant dans la langue de Shakespeare.

Entre violence et violon : En studio je ne retrouve pas la fougue qu'à Johnny sur la version live, notamment dans les moment parlés qui ressortent beaucoup moins bien. En revanche quel dommage que les violons présents en studio ne le soit pas autant en live, car plus raccord avec le titre de la chanson. Par contre ces petits bruitages dans les complets ... Vous l'aurez compris cette version studio m'a assez dérouté en rapport avec la version live. Mais sinon quel refrain !!

Les scellés sur ma vie : Oui le texte, d'une manière générale je trouve que c'est pas ça dans cette album, mais on reste dans cette constante d'un bon refrain bien entêtant !!

Laisse moi une chance : Musicalement, une tuerie, un bon blues qui tache comme j'aime ... Mais essayez de lire ça à froid : "je jetterais plus les cendres par terre quand tu viendras cirer le parquet" ou encore plus fort : "J'te demanderais plus le dimanche matin d'aller me chercher des croissants chauds, pour te voir je mangerais du vieux pain, ou des biscottes trempés dans l'eau" scratch ... Non mais franchement t'as fait comment Johnny pour pas éclater de rire quand t'as chanté ça ?

Marie Marie : Je reconnais la qualité de cette chanson qui a un bon côté blues (enfin pour moi, et sauf ces coeurs bien lourd ...), mais ça prend pas trop avec moi ... Et puis ce "Marie" prononcé avec cet accent anglais me fait penser aux chansons du concert de Vegas 96 ... Et j'ai l'impression d'entendre un truc d'une autre époque ...

Pour ceux qui s'aiment : Mouaif ... Puis tu as raison Oscar, les choeurs ...

L'amour violent : J'ai aussi tendance à préférer la version live, plus rentre dedans. Mais c'est quand même une de mes préférés de l'album ... J'aime beaucoup le texte aussi.

Quand un homme devient fou : C'est vrai que c'est pas loin d'être l'orgasme cette chanson ... C'est déchirant, ça en finit plus, c'est la détresse, le malheur ... C'est l'interprétation de Johnny, cet air désabusé, c'est beau quoi !
Imaginez un peu Johnny qui chanterait ça maintenant ? Ça vaudrait un Poème sur la 7ème (je m’étonne moi même en écrivant çà), un Cet homme que voilà ou n'importe quelle autre chanson !

Mes souvenirs, mes seize ans : Une de mes chansons préférés de Johnny, que je peux écouter en boucle. Même moi qui suis pas de cette époque je ressens la nostalgie dans ce titre (merci Mitchell et Papadiamandis !!) !

La fille d'en face : Des couplets un peu mollassons qui me font pas trop aimer cette chanson, mais un bon refrain.

Signe extérieure de richesse : Comme d'habitude, je préfère la version live ! Very Happy Mais j'avoue n'avoir jamais vraiment saisi le sens du texte ...

Reste ici : Je ne vais pas m'étendre sur cette chanson, j'ai en déjà parlé ailleurs ! Very Happy

Hey femme : Je l'ai pas trop écouté celle là, c'est vrai un refrain un peu léger ... Même si musicalement elle vaut bien quelques écoutes ...

Chérie donne moi du chili : Oui Mystery train tout à fait !! Very Happy Moi je l'aime bien celle là, c'est clair que c'est pas le dernier chef d'oeuvre, mais j'aime bien son rythme sympathique et ce texte décalé !

Casualty of love : Quelle surprise en entendant cette chanson ! Je ne connaissais pas cette adaptation, ça va pas trop mal à Johnny, mais je pense vraiment trop à la voix de Bashung quand j'entend ce titre et son " Oh oh oh, victime de l'amour"

Ain't no stopping me now : Ne comprenant pas l'anglais je préfère un peu la version française, et puis question accent anglais, je m'y connais rien ... Pour moi ces versions n'apporte ni plus ni moins à celles en français ...

On the edge of the edge : idem

Mono rock'n'roll : idem

I'll make you believe in love again : idem

When you turn out the light : Dommage que je ne comprenne pas trop l'anglais par que sinon j'aime beaucoup cette version, mais ça vient peut être du fait que j'aime beaucoup la version française. Jango tu pourrais nous faire une traduction de la version anglaise ?

En conclusion les chansons de cet album que j'aime beaucoup sont celles que je connaissais déjà du live de 84. Pas de grosses surprises pour moi donc à pars peut être When you turn out the lights.
avatar
Yuna

Messages : 4792
Date d'inscription : 09/02/2008
Age : 28
Localisation : Isère/Savoie

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  Jango le Jeu 21 Juin - 11:06

Salut Yuna, toujours un plaisir de te voir participer aux débriefs et de découvrir tes avis, tu coupes souvent la poire en deux entre Oscar et moi je trouve! Wink Pour te remercier voici une traduction littérale de "When You Turn On The Lights" Wink

Il est minuit et il pleut
Je tourne en rond dans la rue
J'attends dans l'ombre
Et je suis trempé jusqu'aux os

J'attends simplement ici toutes les nuits
Que tu rentres à la maison
Et je sais qu'aucune nuit
Tu ne seras seule

Un taxi arrive au coin de la rue
Tu vas payer la course
Et tu tiendras la porte
Tu monteras l'escalier en essayant de retrouver tes clefs
Mon pauvre coeur n'en peux plus

Et je pense sans cesse
À comment les choses étaient avant
Quand celui qui te serrait si fort
C'était moi
C'était moi

Et quand tu allumes la lumière
Je peux le voir encore
Je peux encore sentir ce moment où
Tu m'as donné ton amour

Et quand tu allumes, allumes la lumière
Je me souviens de tous ces jours
Et la pluie, la pluie qui continue de tomber
Ne peux pas noyer mes larmes

Est-ce que je dormais? Est-ce que je rêvais?
Et une autre nuit, une autre nuit est passée
Et je me demande, oui je me demande
Combien de temps je vais continuer comme ça

Et je me dis
Que je ne reviendrai plus
Mais au fond de moi
Je sais que j'attendrai encore
Comme toutes les autres nuits

Et quand tu allumes la lumière
Je peux le voir encore
Je peux encore sentir ce moment où
Tu m'as donné ton amour

Et quand tu allumes, allumes la lumière
Je me souviens de tous ces jours
Et la pluie, la pluie qui continue de tomber
Ne peux pas noyer mes larmes
avatar
Jango

Messages : 3922
Date d'inscription : 01/02/2011
Age : 33
Localisation : Bruxelles

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  oscar2 le Jeu 21 Juin - 14:47

Hyper interessant , Merci Jango


Un texte finalement bien mieux torché que la plupart des chef-d'oeuvres en anglais que nous portons aux nues.
avatar
oscar2

Messages : 2143
Date d'inscription : 07/05/2009
Age : 49

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  Jango le Jeu 21 Juin - 15:37

oscar2 a écrit:Hyper interessant , Merci Jango


Un texte finalement bien mieux torché que la plupart des chef-d'oeuvres en anglais que nous portons aux nues.

De rien Smile

Sur le fond oui, mais sur la forme je le trouve assez bancal en anglais, il ne "sonne" pas très bien, il y a très peu de rimes. Parfois les textes de chansons en anglais sont limités, mais ils ont une superbe musicalité qu'il est très difficile d'obtenir en français où, du coup, on se rattrape sur le fond ou un aspect poétique. C'est le cas des premiers textes des Beatles ou d'Elton John pour prendre des gens fréquentables en exemple! Bien sûr il y a aussi des Bowie et des Dylan qui savent faire les deux. Ce texte penche plus vers ce style d'écriture, mais pour moi ce n'est pas très réussi. Enfin ce n'est que mon avis.
avatar
Jango

Messages : 3922
Date d'inscription : 01/02/2011
Age : 33
Localisation : Bruxelles

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  Yuna le Jeu 21 Juin - 18:25

Merci pour cette traduction.
Dommage que comme tu dis le texte ne sonne pas très bien, parce que sinon je trouve qu'il est magnifique.
avatar
Yuna

Messages : 4792
Date d'inscription : 09/02/2008
Age : 28
Localisation : Isère/Savoie

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  Jango le Jeu 21 Juin - 23:32

Heureusement le texte français lui aussi est magnifique! Wink
avatar
Jango

Messages : 3922
Date d'inscription : 01/02/2011
Age : 33
Localisation : Bruxelles

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  Invité le Lun 24 Sep - 20:44

Ben moi cet album, je me vois encore l'acheter durant l'ete 88 au format K7 audio durant mes vacances d'ete dans le sud ouest... je ne l'ai donc pas decouvert dans les meilleurs conditions puisque dans la voiture avec mes grands parents et mon oncle et tante....d'autant que seule ma grand mere aimait bien Johnny ! Donc je passe sur les commentaires qui accompagnaient la decouverte de cet album ! Laughing
Cet album est donc un album de transition bienvenue à cette epoque de la carriere de Johnny apres les niaiseries de "La peur" annoncant le fantastique tryptique de Nashville!
Notez aussi sur cet album la transition de la tessiture de la voix de Johnny : Grosse difference entre "Pour ceux qui s'aiment"/"signes exterieurs de richesse" (sorties d ailleurs couplees sur un 45t) où on a la voix de Johnny dans la lignee des derniers albums studios, et le reste des titres de l'album et de ceux qui suivront avec une voix plus "cassée" moins chaude, moins grave ( d'apres vous , s agit il uniquement une histoire de travail sur la voix de Johnny en studio?)

1.Entre violence et violon :
Superbe titre qui attaque fort d'emblée ! j'aime beaucoup les titres où Johnny parle...sa facon de balancer "il y a deux hommes en moi...." est enorme et explosif !
Ce titre prendra encore une sacree autre dimension sur la scene du zenith ! 8/10

2. Les scelles sur ma vie:
L'intro est parfaite, les couplets aussi avec un Johnny qui envoie la "sauce"...mais le refrain repetitf tombe un peu a plat 6/10

3. Laisse moi une chance:
Un blues SUBLIME et les versions lives audibles de la tournee 83 ou des sunday rock confirment que Johnny disposait là d'un titre monumental pour la scene... malheureusement... 8.5/10

4. Marie Marie
Encore un titre que j'apprecie enormement...on a là un veritable petit film noir des années 50...l'interpretation de Johnny est enorme..;celle ci aussi jaurais aime l'entendre en live... 7.5/10

5. Pour ceux qui s'aiment : la bluette de l'album qui sonne un peu hors contexte...elle passe bien mais c est le genre de titre sitot ecoutee sitot oubliee... next ! 5/10

6. L'amour violent:
Encore un titre qui avait du potentiel pour la scene comme le prouvera le zenith 84... la version studio est assez fade... le refrain sonne assez variete... 5.5/10

7. quand un homme devient fou :
Beau texte signe Mort schuman... le refrain est je trouve un peu decevant musicalement prlant...encore une belle interpretation de Johnny 6.5/10

8.Mes souvenirs mes seize ans:
Les rendezvous avec Eddy ont toujours ete un peu decevant en dehors de "on veut des legendes"... une jolie chanson retro qui evoque sa jeunesse... pas imperissable... 6/10

9. la fille d'en face:
Un bon morceau d'album 6.5/10

10.Signes exterieurs de richesse
Un titre que j'adore a tous les niveaux....je prefere la version studio a la version live 8/10

Note album : 6.75

Pochette: comme je l'ai deja ecrit pour "en piece detachées" j'adore ces pochettes en noir et blanc. Mondino signe la encore un superbe cliché et le texte au verso est sympa...un poster issu de cette pochette a longtemps trone dans ma chambre d 'ado ! 8/10

Pour les titres bonus :
reste ici : ca sonne vraiment dans la droite lignee de "l ave maria"...une version qui franchement n'arrive pas a la cheville de l'original ou d'autres versions comme celle de Lennon notamment... 4/10
hey femme: pas le meilleur indeit titre de ces sessions, pas le pire non plus... refrain assez faiblard... 5/10
Cherie donne moi du chili : l humour fait cruellement defaut des chansons de Johnny...là on peut en trouver un peu selon notre humeur du moment... sinon musicalement rien a redire 5.5/10
Casualty of love: Effectivement , drole d 'idee a l epoque que cette adaptation ! cela doit bien etre la seule fois que Johnny adapte un titre francais d'un autre artiste en anglais, non? en tout cas tres belle reussite ! 8/10
Je passe sur les titres de "En VO" qui n'apportent rien de plus, si ce n est moins, que les versions francaise de ces meme titres en dehors de l'accent anglais de Johnny assez penible....


Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  Yuna le Lun 24 Sep - 21:49

Merci Malpaso.
En même temps de lire ton compte rendu, je me suis mis sur le site de la FNAC pour écouter les extraits des chansons de l'album.
Et je vois que sur une ré édition de 2000 il y a en titre "bonus", Peut être bien et Un homme simple. Ils ne sont pas dans la collection ...

Un homme simple à l'air pas mal du tout. Je pense que contrairement à moi vous connaissez cette chanson. Vous en pensez quoi ?

avatar
Yuna

Messages : 4792
Date d'inscription : 09/02/2008
Age : 28
Localisation : Isère/Savoie

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  oscar2 le Lun 24 Sep - 22:01

Ces 2 chansons sont sur le volume " Drôle de métier"

http://johnnyhallydayleweb.forumpro.fr/t7725-le-debriefing-n-17-drole-de-metier
avatar
oscar2

Messages : 2143
Date d'inscription : 07/05/2009
Age : 49

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  Yuna le Lun 24 Sep - 22:30

Ah oui tu as raison. J'ai pas acheté ce volume puis ça a pas du me marquer plus que ça dans les débriefs ...
avatar
Yuna

Messages : 4792
Date d'inscription : 09/02/2008
Age : 28
Localisation : Isère/Savoie

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING N°33: Entre violence et violon

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum