DEBRIEFING N° 21: La peur

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DEBRIEFING N° 21: La peur

Message  oscar2 le Mar 3 Jan - 21:46



LA PEUR, concept album apocalyptico-héroïco-rococo qui a vraiment subit plus que les autres les outrages du temps, jamais aujourd'hui on ne sortirait ce genre de projet... pas si sûr que ça, il n'y a qu'à voir et entendre la "catastrophonique" comédie musicale DRACULA que l'on est en train de lancer en ce moment même à grand renfort de promo.

Avec 30 ans de recul il est d'un kitch absolu notre survivant de la nuit des 2 lunes, soit disant conçu comme un support au spectacle du Pds à venir, ce qui a mon avis est un faux argument car sur les 11 titres il n'y en a finalement que 4 qui font directement référence au spectacle , il s'agit surtout là d'un album extremement faible à tous niveau à peine sauvé de justesse par une ou deux pépites égarées (ouf c'est déjà ça de pris).

C'est que l'année 82 fut méchament chargée quand même avec 2 albums studio + un album en espagnol, le réenregistrement des 34 titres vogue + les nouvelles versions 82 de quelques tubes + 1 double live, bonjour le planning , garder une qualité optimum de production dans ces condition est mission quasi impossible.


L'édition collection offre un remastering honnête sans réelle évolution par rappert a celle de 2000, sauf pour J'AI EPOUSE UNE OMBRE qui n'avait plus été édité depuis 93 (l'intégrale guitare) et dont nous avons enfin une version remise a niveau

Le livret est sans supprise voir assez superficiel sur l'histoire de l'album , faire 6 lignes sur MA VOIX DE REVOLTE et ne même pas mentionner un titre comme SANS PROFESSION c'est du grand n'importe quoi.

A noter que les extraits du Pds 82 sont tirés de l'édition 2003 c'est dommage j'aurais préféré profiter d'un remasters sur les premieres versions du concert.

Alors pile-poil 30 ans apres le survivant a t'il survécu ?...
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Re: DEBRIEFING N° 21: La peur

Message  salentina le Mar 3 Jan - 22:34

euh...j'ose pas répondre... silent
c'était particulier cette période tout de même... niveau discographie... Rolling Eyes
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Re: DEBRIEFING N° 21: La peur

Message  oscar2 le Mar 3 Jan - 23:23

LE SURVIVANT: D'entrée une grande envolée , un souffle épique, une montée rapide, une cassure et d'un coup un rythme d'acier très soutenu, les premiers riffs de guitares tout ça en moins de 60 secondes, une voix claire, un texte pas si mauvais en tenant compte du "concept", le titre tient bien la route et d'un coup badaboum patatra l'accident bête , la vilaine faute de goût, celle qui ne passe pas , ces choeurs stupides qui viennent rendre le truc épouvantable "Toi, tu es le survivant" en forme de réponse, un beau gachi.. 6/10

LA PEUR: Voici un cas tres interessant à analyser , un bon texte dans l'absolu même si il est plus question de calamités évoquées ici que de peurs , un tres bon riff de guitare, une bonne mélodie entêtante, une prod qui ne joue pas sur les effets de mode et pourtant au final un résultat d'un kitch innattendu .. 6/10

VEAU D'OR VAUDOU: Je préfère cet angle plus révolutionaire , un tres bon riff encore une fois, on est pas loin de " Voyage au pays des vivants" dans la forme (Aaaahhh! ce rire démoniaque) avec un clin d'oeil à Shakespeare en filigrame "Soyez maudits en ma demeure" .. 8/10

JE N'EN SUIS PLUS CAPABLE: On apprend dans le livret que ce titre était a l'origine écrit pour la première partie du show du Pds avant d'en être écarté, il reste un bon titre assez atypique avec son long final à l'accordéon , une belle idée, il y a quand même une âme dans ce disque... 7/10

CARTE POSTALE D'ALABAMA: Sans parler de chef d'oeuvre il s'agit là du meilleur titre de cet opus , un texte ciselé signé par l'ami Shmoll, une très bonne adaptation qui mériterait aussi un retour en grâce en live.. 9/10

VICTIME DE L'AMOUR: Un boogie-rock gentillet où rien ne dépasse , pas un éclat de voix , ni un cri strident de guitare , tout y est aseptisé au possible comme dans les thé dansant du dimanche apres-midi pour mèmère sur le retour,à l'arrivée un semi-tube ( carrément zappé de toutes les compiles) aussi joli qu'innoffensif, C.>Jérôme sort de ce corps.. 5/10

SANS PROFESSION: Un autre bon moment dans cet album , ce Sans profession évolutif avec de belles variantes musicale , une voix qui passe du plus grave presqu'en talk-over au plus haut, un titre qui me plait même plus qu'à l'époque je dois bien l'avouer.. 8/10

IL NOUS FAUDRA PARLER D'AMOUR UN JOUR: La scie par excellence , à la première écoute je fais Waouw , a la seconde Wouai,et apres Mouarf ça me saoule, trop de bon sentiments tuent le sentiment.. 6/10

OUBLIER: Oublier!... tout est dit.. 4/10

FAIRE FACE: Ce titre qui paraitrait bien pâle ailleurs fait presque figure de composition géniale ici, il reste un bon titre qui s'écoute sans déplaisir mais sans génie non plus.. 5/10

MA VOIX DE REVOLTE: Oulà , il en faut bien une et c'est peut etre celle ci , la chanson qui me hérisse le poil au plus haut point, la chanson en elle même n'est pas plus mauvaise qu'une autre , mais la production ... oh my god.. The catastrophe, la batterie électronique 80's bien pourrie , les chorus a neuneu indigne d'un titre de 3ème zone, un titre qui lorgne honteusement vers le plus bas du panier des productions AB de l'époque Dorothée et ses musclés , il n'y a vraiment que la voix et l'aplomb de Johnny à sauver.. 2/10



Bonus:

J'AI EPOUSE UNE OMBRE:Une curiosité avec le recul , un titre anti commercial au possible qui a pourtant eu de larges passage radio à l'époque, un texte très litteraire difficile à faire passer, un semi-ovni en somme ... 6/10



Live Pds 1982 (version édition 2003)

FANTASME: J'ai toujours eu un faible pour ce titre , surement parce qu'il me rappelle " LA BAGARRE" dans sa structure musicale, et puis l'intro est vraiment bonne et finalement le texte aussi , un tres bon inédit au final... 8/10

LE GRAND BANQUET: La suite logique indisciociable du précédent , moins dans l'urgence il sonne plus involontairement " Asterix" que " Apocalypse".. 6/10

VEAU D'OR VAUDOU: Cette version live est bonne , meilleure même que celle de la première édition live de 82.. 8/10

LA PEUR: Version assez proche de la version studio , si ce n'est que le titre prend une autre ampleur dans ce contexte live (A noter que le livret indique 4:51 qui est la durée totale du titre avec tout le passage sonore du film a la fin et que la version finalement proposée ici a été amputée de toute cette fin).. 7/10

IL NOUS FAUDRA PARLER D'AMOUR UN JOUR: Amputée de son intro parlée pour le meilleur ( la dédicace a Nathalie) et pour le pire ( Exit les faux démarrages où Johnny nous fait croire qu'il va chanter I GOT A WOMAN ou JAILHOUSE ROCK) .. au final la même scie qu'en version studio... 6/10

JE N'OUBLIERAI JAMAIS: Un titre dur , âpre , rêche , a la limite de l'inchantable s'il n'était en direct rapport avec le spectacle , en dehors de ces considérations il reste selon moi une grande chanson archi méconnue désservie par son contexte.. 7/10

CARTE POSTALE D'ALABAMA: La 2éme version live , dommage qu'ils ne nous ai pas proposé en bonus le mixage de la version live face B de J'AI EPOUSE UNE OMBRE qui lui pour le coup reste inédit en cd.. 9/10



je me rend compte apres coups au vu des notes de ce débrief c'est que même dans les plantages je trouve toujours quelque part mon bonheur d'entendre Johnny, il y a toujours quelque chose qui fait qu'un jour je réécouterais cet album, c'est peut-être ça un fan dans le fond même si le terme "fan" ne me plait pas.


Moyenne de l'album original: 6.0
Moyenne de ce volume: 6.5
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Re: DEBRIEFING N° 21: La peur

Message  Yuna le Mar 3 Jan - 23:39

Tu m'as fait rire avec ton commentaire de "Ma voix de révolté" ... Laughing Mais c'est bien vrai.
"J'ai épousé une ombre" (que j'adore) elle sort d'où alors ? C'est une face B d'un des titres de La peur ?

D'accord avec toi pour "Je n'oublierais jamais".

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Re: DEBRIEFING N° 21: La peur

Message  oscar2 le Mer 4 Jan - 0:06

J'AI EPOUSE UNE OMBRE

est a l'origine un film de Robin Davis avec Nathalie Baye ( il faut se souvenir qu'en 82 Nathalie Baye compagne de Johnny et futur Maman de Laura n'est autre que LA STAR N°1 du cinéma français , , elle vient de recevoir le césar de la meilleure actrice pour LA BALANCE et J'AI EPOUSE UNE OMBRE est son nouveau film.

La chanson de Johnny reprend le theme musical générique du film auquel Jean-Loup Dabadie a écrit un texte, mi-rapport au film , mi-déclaration d'amour de Johnny à Nathalie.

Le titre est sorti en single debut 83, soit quelques mois apres la parution de l'album LA PEUR qui restait le dernier album studio en date mais qui n'était plus d'actualité.

le double live du pds82 venait de sortir , J'AI EPOUSE UNE OMBRE fut donc une face A de 45T a part entière et CARTE POSTALE D'ALABAMA(Version live) la face B.


voilà c'était l'explication du soir de papy oscar rabbit
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Re: DEBRIEFING N° 21: La peur

Message  Jango le Mer 4 Jan - 0:10

Les amis c'est ici que les Romains s'empoignèrent... Wink

Mais j'y reviendrai demain, le temps de polir mon débrief, car maintenant c'est Sleep
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Re: DEBRIEFING N° 21: La peur

Message  oscar2 le Mer 4 Jan - 0:12

Des boeufs e,ntiers cuisent sur les feux et je tiens le tonneau de vin bleu, affute bien ton stylet mon ami

Et au plaisir de te lire.
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Re: DEBRIEFING N° 21: La peur

Message  Jango le Mer 4 Jan - 12:22

Alors me voilà! Wink

J’avais mon débrief de côté pour le moment venu... Je me vois quand même obligé de l’ajuster... Je m’attendais à de l’hostilité, mais là c’est presque une cause désespérée! (mais comme tu le dis Oscar on trouve toujours son compte qqprt sur un album de Johnny, même moi dans Ma Vérité ou Ce Que Je Sais!)

Album issu de la période sans doute la moins bien connue de la carrière de Johnny car écrasée par la renaissance artistique et commerciale des albums Berger-Goldman (et dans une moindre mesure pour le grand public de Rock à Nashville). Johnny sort alors deux albums par an et le risque de s’éparpiller voire de faire un peu n’importe quoi est bien réel. Pourtant, il prépare un spectacle ambitieux et original, dont l’ampleur de la mise en scène n’a plus jamais été atteinte en France. Oui rococo, dans ses mauvais côtés, mais aussi les bons. C’est cet album qui est chargé de le lancer, de familiariser le public avec cet univers post-apocalyptique qui donne l’occasion à Johnny de déployer toute sa testostérone! C’est l’époque Pierre Billon, souvent décriée. C’est vrai, et on va évacuer ce point tout de suite, que les arrangements et les sons ont terriblement vieillis, mais ils étaient dans l’air du temps et peu de choses du début des années 80 (avec l’arrivée des synthétiseurs) n’ont pas vieilli. Le charme n’est pas celui des vieilles bandes des années 60, mais ce n’est qu’une question de convention. Peut-être suis-je plus tolérant envers ce «son» très particulier parce que j’ai grandi dans les années 80? Toujours est-il que n’oublions pas que Billon a quand même signé J’ai Oublié De Vivre quelques années plus tôt, puis, après sa disgrâce qu’il attribue à Nathalie Baye, Rouler Vers L’Ouest ou les News.

Je vais faire un peu abstraction des arrangements non pas par mauvaise fois, mais parce qu’ils ne me dérangent pas à l’écoute. Parce que passé un petit sourire ils ne m’empêchent pas de rentrer dans les chansons, dans leur univers, dans les textes, et d’apprécier la voix de Johnny, très très en forme à cette époque. Bien sûr je préfère de loin la réalisation d’un Jamais Seul par exemple. Mais j’aime la capacité de Johnny à s’embarquer à 100% dans un choix artistique, quitte à se tromper il se trompe de façon flamboyante. On a encore vu avec Jamais Seul justement qu’il pouvait encore diviser et surprendre. Après, il ajuste, il s’adapte, mais en attendant il a été au bout de ce qu’il voulait faire, avec obstination. Sur cet album chaque chanson est comme un cri, au sens propre et figuré. Les cris d’un artiste qui se cherche, qui peine un peu à négocier le tournant de l’époque, mais qui va se (re)trouver bientôt et qui donne en attendant toute ses tripes dans un spectacle concept qui marquera les fans, à défauts du grand public qui se tourne vers l’énergie de groupes comme Téléphone et la littérature de la «nouvelle chanson française», dont les deux hérauts travailleront bientôt avec le taulier.

Personnellement c’est un album que j’avais découvert au compte-goutte (compilations, DVD du PDS 82...) et que j’ai pris grand plaisir à écouter (et ré-écouter) enfin dans son intégralité et sa continuité.

LE SURVIVANT: Ça commence très fort, adaptation d’un titre hyper énergique de Douglas Kennedy (You Oughta know By Now) avec un texte rappelant Voyage Au Pays des Vivants. Il est facile de s’identifier à ce titre grandiloquent et de se rêver «survivant» de tous les coups de la vie 9/10

LA PEUR: C’est brillant, c’est tout ce que j’ai à dire! Du pain béni dans la veine opératique. Un titre glaçant et fort 9/10

VEAU D’OR VAUDOU: Retour à quelque chose de plus décontracté, mais toujours dans la thématique des deux premiers titres. Ça swingue terriblement, on pense à Le Diable Ça Va de Brel. C’est ludique et rock. Johnny se met dans la peau du diable et ça lui va bien! 9/10

JE N’EN SUIS PLUS CAPABLE: Sans doute moins original, mais pas moins percutant ce titre qui est paradoxalement la première touche d’espoir du disque. Avec une performance vocale formidable. 9/10

CARTES POSTALES D’ALABAMA: On change d’ambiance pour le versant plus «variété» de l’album. Une adaptation honnête au texte intéressant (forcément serai-je tenté de dire avec Eddy), mais dispensable au final. Je n’arrive jamais à oublier l’original 7/10

JE SUIS VICTIME DE L’AMOUR: Maintenant on y est en plein dans la variété! Jusqu’au cliché. Mais j’aime cette capacité de Johnny à chanter avec conviction des titres «too much» que d’autres ne pourraient pas soutenir sans s’y brûler les ailes. Comme souvent, il ne fait pas les choses à moitié, il y va à fond et c’est ce qui fait que ce titre survit à son époque avec autant d’énergie. C’est un titre fun et coloré, certes surprenant après les titres d’ouverture, certes pas ce que je voudrais qu’il chante aujourd’hui, mais quel plaisir coupable! 7,5/10

SANS PROFESSION: Enfin un titre calme, au texte plus accessible, plus humain, proche. Une jolie autobiographie oubliée qui m’a fait penser sans que je puisse vraiment expliquer pourquoi à Bashung. Sans doute le titre qui annonce le plus l’album de Berger à venir. 8/10

IL NOUS FAUDRA PARLER D’AMOUR UN JOUR: Dommage de s’embarrasser de choeurs à la fin car ce titre commence intimiste et devrait le rester, il serait plus touchant avec son texte naïf 7/10

OUBLIER: Dans la veine future d’un Je T’Attends, un Johnny un peu en pilote automatique, en terrain connu, mais la voix fait des merveilles 7/10

FAIRE FACE: On retrouve le ton du début et l’odeur de testostérone! Avec des arrangements plus modernes et rock ce titre pourrait encore faire merveille 8/10

MA VOIX DE RÉVOLTÉ: Le contraste entre le texte et la musique (que ce soit la mélodie ou les «ouhouhou» des choeurs) est frappant et je peux bien comprendre qu’il rebute, mais pour moi difficile de résister au charme de ce morceau old school au texte accrocheur 7,5/10

J’AI ÉPOUSÉ UNE OMBRE: Ce titre bonus colle parfaitement à l’ambiance de l’album. Là je crois que je ne serai pas seul à louer un texte glaçant, une interprétation sensible et une musique envoûtante. Une belle atmosphère de blues sur un titre variété. Du Johnny meilleur cru 9/10

FANTASMES: Ah l’époque où un tiers du spectacle était des créations! Et quelles créations! Cette ouverture est un titre hypnotique, envoûtant servi par un Johnny au top vocalement (ce que la remastérisation rend formidablement, le contraste est saisissant avec particulièrement le DVD). 9/10

LE GRAND BANQUET: Une orgie romaine et une orgie rock’n’roll, un titre pour le plaisir au rythme entêtant et gentiment décadant 8,5/10

VEAU D’OR VAUDOU: Le titre explose sur scène, plus rock, plus vif, magnifique 10/10

LA PEUR: Idem, la meilleure version 9,5/10

IL NOUS FAUDRA PARLER D’AMOUR UN JOUR: La voix épuisée de Johnny rajoute une tension bienvenue à ce titre qui reste trop entre deux eaux pour moi 7/10

JE N’OUBLIERAI JAMAIS: Un titre qui aurait eu toute sa place sur l’album, mélodie un peu répétitive, mais très beau texte et interprétation hantée 8/10

CARTES POSTALES D’ALABAMA: Carrément plus punchy sur scène 7,5

Au final un excellent album et un superbe volume de la collection (remasterisation, livret, choix des titres bonus). Au risque de surprendre encore, une découverte qui comptera dans ma vie de fan de Johnny. Après de nombreuses écoutes, j’adhère sans honte et complètement à cet opus oublié mais ambitieux dans une période un peu grise. Je suis moi-même surpris par son score, mais force est de constater que pour moi, à l’inverse de bien des albums, si La Peur ne compte pas de chef-d’oeuvre absolu, elle ne compte pas de titres faibles non plus, d’où la moyenne.

NOTE GÉNÉRALE: 8/10

Flagrant Délit 9/10
Rock'n'Roll Attitude 8,5
Cadillac 8,5
Lorada 8,5
Insolitudes (sans bonus) 8,5

Gang 8
Les Enfants Du Rock 8
La Peur 8
Ça Ne Change Pas Un Homme 8
Rivière... Ouvre Ton Lit 8

Jamais Seul 7,5
Le Coeur d'Un Homme 7,5
Vie 7,5

Drôle De Métier 7
Derrière L'Amour 7
La Génération Perdue 7
À La Vie, À La Mort 7
Sang Pour Sang 7
Salut Les Copains 7
Je t’aime, je t’aime, je t’aime 7

C'est La Vie 6,5
Ma Vérité 6
Ce Que Je Sais 5,5

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Re: DEBRIEFING N° 21: La peur

Message  oscar2 le Mer 4 Jan - 14:27

Waw , je t'avoue que je suis étonné par ton ressenti de cet album, mais c'est ce qui est interressant n'est-ce pas ?

Et t'inquiete tu pourras me chambrer bientot , moi j'ai adoré Quelque part un aigle , comme quoi..
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Re: DEBRIEFING N° 21: La peur

Message  Jango le Mer 4 Jan - 15:27

oscar2 a écrit:Waw , je t'avoue que je suis étonné par ton ressenti de cet album, mais c'est ce qui est interressant n'est-ce pas ?

Et t'inquiete tu pourras me chambrer bientot , moi j'ai adoré Quelque part un aigle , comme quoi..

Merci de ta compréhension, je serai magnanime sur "Quelque part un aigle" Wink

Pour tout te dire c'est un album que je connais très mal, comme Hollywood, même si les quelques titres que j'ai entendu ne m'ont pas du tout convaincu on verra dans quelques semaines Wink Concernant La Peur je trouve quand même que le spectacle a encore moins bien vieilli, en tous cas visuellement. Johnny en peau de bête avec ce monologue d'ouverture sur la nuit des deux lunes, on ne peut qu'en rire, mais musicalement ça se tient, et puis quand je regarde le spectacle j'éprouve une sorte de fascination malgré tout.

Super ton nouvel avatar! Et longues vies aux opinions cheers
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Re: DEBRIEFING N° 21: La peur

Message  Yuna le Jeu 5 Jan - 0:29

Ah oui merci Oscar ça me reviens maintenant que c'était pou un film avec Nathalie Wink
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Re: DEBRIEFING N° 21: La peur

Message  Invité le Mar 25 Sep - 15:56


1. Le survivant:
faut vraiment se remettre dans le contexte pour apprecier un minimum ce titre tant ujourd'hui ca sonne kitsch à tous les etages.... les paroles, la musique, les choeurs... What a Face reste comme toujours l'interpretation de Johnny pour sauver les meubles.... 6/10

2. La peur
un titre sympa avec des paroles ma fois pas des plus rejouissantes...mais nous sommes a des années lumiere de ce qu'on pourrait appeler "chef doeuvre" 6/10

3. Veau d or veaudou
Je ne sais trop quoi penser de ce titre... car malgres des riffs de guitare sympa, ca decolle jamais... 5.5/10

4.Je n'en suis plus capable:
comme oscar , j'aime beaucoup le final assez original de ce titre... pour le reste c'est du banal sans etincelle... 5/10

5. Cartes postales d'alabama:
incontestablement le meilleur de titre de l'album mais malheureusement comparé à la vo, la version de Johnny fait pale figure...il faut dire qussi que ce titre à l image de tout le reste de l'album n 'est pas avantagé par les arrangements de l'epoque 7/10

6.Victime de l'amour
le genre de titre qu'on aime ecouter au debut 3 fois et qui ensuite devient vite saoulant.... de la variete sans grande saveur... 4.5/10

7. sans profession
Peut etre le seul titre que je retiendrai de cet album avec "cartes postales..." Encore une fois L'interpretation de Johnny est formidable... en ce qui me concerne , si cette perdoe discographique s etendant de 79 à 82 et cet album est la plus faible de sa carriere, c est durant cette periode que j'apprecie plus sa voix.... 7/10

8.Parler d'amour...
Sur tous els albums de Johnny on echappe pas a la ballade sirupeuse souvent indigeste... ben là voila.... 5.5/10

9. Oublier:
A cette e poque Johnny devait etre vraiment en manque de compositions pour oser enregistrer une daube pareille...à moins que cela soit par amitie.... 3/10

10. faire face :
j'aime bien ce titre au niveau de sa construction et particulierement bien entendu le final ou Johnny lache les chevaux...seul veritbale moment rock de cet album avec encore le titre 6.5/10

11.Ma voix de revolté :
Cet album finit en apotheose avec un titre qui le resume à lui seul....
A propos de peur, surement une des plus belles horreurs qu'il ai enregistré....là ca craint carrement...c 'est meme mal interprete! un comble! 2/10

note moyenne : 5.27
Pochette : heu.... on peut donner une note a une pochette pareille ??......

Bonus:
J'ai epouse une ombre : une belle ballade bien interpretee que je reecoute avec plaisir 6.5/10
concernant les autres inedits, Fantasmes et le grand banquet ne cassent pas trois pattes a un canard...dans la lignee de tout l album.... 5/10 avec generosite....

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Re: DEBRIEFING N° 21: La peur

Message  roadking69 le Lun 30 Jan - 18:31

Jango a écrit:Alors me voilà! Wink

J’avais mon débrief de côté pour le moment venu... Je me vois quand même obligé de l’ajuster... Je m’attendais à de l’hostilité, mais là c’est presque une cause désespérée! (mais comme tu le dis Oscar on trouve toujours son compte qqprt sur un album de Johnny, même moi dans Ma Vérité ou Ce Que Je Sais!)

Album issu de la période sans doute la moins bien connue de la carrière de Johnny car écrasée par la renaissance artistique et commerciale des albums Berger-Goldman (et dans une moindre mesure pour le grand public de Rock à Nashville). Johnny sort alors deux albums par an et le risque de s’éparpiller voire de faire un peu n’importe quoi est bien réel. Pourtant, il prépare un spectacle ambitieux et original, dont l’ampleur de la mise en scène n’a plus jamais été atteinte en France. Oui rococo, dans ses mauvais côtés, mais aussi les bons. C’est cet album qui est chargé de le lancer, de familiariser le public avec cet univers post-apocalyptique qui donne l’occasion à Johnny de déployer toute sa testostérone! C’est l’époque Pierre Billon, souvent décriée. C’est vrai, et on va évacuer ce point tout de suite, que les arrangements et les sons ont terriblement vieillis, mais ils étaient dans l’air du temps et peu de choses du début des années 80 (avec l’arrivée des synthétiseurs) n’ont pas vieilli. Le charme n’est pas celui des vieilles bandes des années 60, mais ce n’est qu’une question de convention. Peut-être suis-je plus tolérant envers ce «son» très particulier parce que j’ai grandi dans les années 80? Toujours est-il que n’oublions pas que Billon a quand même signé J’ai Oublié De Vivre quelques années plus tôt, puis, après sa disgrâce qu’il attribue à Nathalie Baye, Rouler Vers L’Ouest ou les News.

Je vais faire un peu abstraction des arrangements non pas par mauvaise fois, mais parce qu’ils ne me dérangent pas à l’écoute. Parce que passé un petit sourire ils ne m’empêchent pas de rentrer dans les chansons, dans leur univers, dans les textes, et d’apprécier la voix de Johnny, très très en forme à cette époque. Bien sûr je préfère de loin la réalisation d’un Jamais Seul par exemple. Mais j’aime la capacité de Johnny à s’embarquer à 100% dans un choix artistique, quitte à se tromper il se trompe de façon flamboyante. On a encore vu avec Jamais Seul justement qu’il pouvait encore diviser et surprendre. Après, il ajuste, il s’adapte, mais en attendant il a été au bout de ce qu’il voulait faire, avec obstination. Sur cet album chaque chanson est comme un cri, au sens propre et figuré. Les cris d’un artiste qui se cherche, qui peine un peu à négocier le tournant de l’époque, mais qui va se (re)trouver bientôt et qui donne en attendant toute ses tripes dans un spectacle concept qui marquera les fans, à défauts du grand public qui se tourne vers l’énergie de groupes comme Téléphone et la littérature de la «nouvelle chanson française», dont les deux hérauts travailleront bientôt avec le taulier.

Personnellement c’est un album que j’avais découvert au compte-goutte (compilations, DVD du PDS 82...) et que j’ai pris grand plaisir à écouter (et ré-écouter) enfin dans son intégralité et sa continuité.

LE SURVIVANT: Ça commence très fort, adaptation d’un titre hyper énergique de Douglas Kennedy (You Oughta know By Now) avec un texte rappelant Voyage Au Pays des Vivants. Il est facile de s’identifier à ce titre grandiloquent et de se rêver «survivant» de tous les coups de la vie 9/10

LA PEUR: C’est brillant, c’est tout ce que j’ai à dire! Du pain béni dans la veine opératique. Un titre glaçant et fort 9/10

VEAU D’OR VAUDOU: Retour à quelque chose de plus décontracté, mais toujours dans la thématique des deux premiers titres. Ça swingue terriblement, on pense à Le Diable Ça Va de Brel. C’est ludique et rock. Johnny se met dans la peau du diable et ça lui va bien! 9/10

JE N’EN SUIS PLUS CAPABLE: Sans doute moins original, mais pas moins percutant ce titre qui est paradoxalement la première touche d’espoir du disque. Avec une performance vocale formidable. 9/10

CARTES POSTALES D’ALABAMA: On change d’ambiance pour le versant plus «variété» de l’album. Une adaptation honnête au texte intéressant (forcément serai-je tenté de dire avec Eddy), mais dispensable au final. Je n’arrive jamais à oublier l’original 7/10

JE SUIS VICTIME DE L’AMOUR: Maintenant on y est en plein dans la variété! Jusqu’au cliché. Mais j’aime cette capacité de Johnny à chanter avec conviction des titres «too much» que d’autres ne pourraient pas soutenir sans s’y brûler les ailes. Comme souvent, il ne fait pas les choses à moitié, il y va à fond et c’est ce qui fait que ce titre survit à son époque avec autant d’énergie. C’est un titre fun et coloré, certes surprenant après les titres d’ouverture, certes pas ce que je voudrais qu’il chante aujourd’hui, mais quel plaisir coupable! 7,5/10

SANS PROFESSION: Enfin un titre calme, au texte plus accessible, plus humain, proche. Une jolie autobiographie oubliée qui m’a fait penser sans que je puisse vraiment expliquer pourquoi à Bashung. Sans doute le titre qui annonce le plus l’album de Berger à venir. 8/10

IL NOUS FAUDRA PARLER D’AMOUR UN JOUR: Dommage de s’embarrasser de choeurs à la fin car ce titre commence intimiste et devrait le rester, il serait plus touchant avec son texte naïf 7/10

OUBLIER: Dans la veine future d’un Je T’Attends, un Johnny un peu en pilote automatique, en terrain connu, mais la voix fait des merveilles 7/10

FAIRE FACE: On retrouve le ton du début et l’odeur de testostérone! Avec des arrangements plus modernes et rock ce titre pourrait encore faire merveille 8/10

MA VOIX DE RÉVOLTÉ: Le contraste entre le texte et la musique (que ce soit la mélodie ou les «ouhouhou» des choeurs) est frappant et je peux bien comprendre qu’il rebute, mais pour moi difficile de résister au charme de ce  morceau old school au texte accrocheur 7,5/10

J’AI ÉPOUSÉ UNE OMBRE: Ce titre bonus colle parfaitement à l’ambiance de l’album. Là je crois que je ne serai pas seul à louer un texte glaçant, une interprétation sensible et une musique envoûtante. Une belle atmosphère de blues sur un titre variété. Du Johnny meilleur cru 9/10

FANTASMES: Ah l’époque où un tiers du spectacle était des créations! Et quelles créations! Cette ouverture est un titre hypnotique, envoûtant servi par un Johnny au top vocalement (ce que la remastérisation rend formidablement, le contraste est saisissant avec particulièrement le DVD). 9/10

LE GRAND BANQUET: Une orgie romaine et une orgie rock’n’roll, un titre pour le plaisir au rythme entêtant et gentiment décadant 8,5/10

VEAU D’OR VAUDOU: Le titre explose sur scène, plus rock, plus vif, magnifique 10/10

LA PEUR: Idem, la meilleure version 9,5/10

IL NOUS FAUDRA PARLER D’AMOUR UN JOUR: La voix épuisée de Johnny rajoute une tension bienvenue à ce titre qui reste trop entre deux eaux pour moi 7/10

JE N’OUBLIERAI JAMAIS: Un titre qui aurait eu toute sa place sur l’album, mélodie un peu répétitive, mais très beau texte et interprétation hantée 8/10

CARTES POSTALES D’ALABAMA: Carrément plus punchy sur scène 7,5

Au final un excellent album et un superbe volume de la collection (remasterisation, livret, choix des titres bonus). Au risque de surprendre encore, une découverte qui comptera dans ma vie de fan de Johnny. Après de nombreuses écoutes, j’adhère sans honte et complètement à cet opus oublié mais ambitieux dans une période un peu grise. Je suis moi-même surpris par son score, mais force est de constater que pour moi, à l’inverse de bien des albums, si La Peur ne compte pas de chef-d’oeuvre absolu, elle ne compte pas de titres faibles non plus, d’où la moyenne.

NOTE GÉNÉRALE: 8/10

Flagrant Délit 9/10
Rock'n'Roll Attitude 8,5
Cadillac 8,5
Lorada 8,5
Insolitudes (sans bonus) 8,5

Gang 8
Les Enfants Du Rock 8
La Peur 8
Ça Ne Change Pas Un Homme 8
Rivière... Ouvre Ton Lit 8

Jamais Seul 7,5
Le Coeur d'Un Homme 7,5
Vie 7,5

Drôle De Métier 7
Derrière L'Amour 7
La Génération Perdue 7
À La Vie, À La Mort 7
Sang Pour Sang 7
Salut Les Copains 7
Je t’aime, je t’aime, je t’aime 7

C'est La Vie 6,5
Ma Vérité 6
Ce Que Je Sais 5,5



Tout a fait d'accord avec toi, pour moi c'est un album et une période l'une des plus folles de notre Johnny cheers

roadking69

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Re: DEBRIEFING N° 21: La peur

Message  dodo le Jeu 2 Fév - 20:04

Salut à tous.
Nouveau sur le forum sur lequel je suis tombé par hasard et découvert cette section sympa, j'ai décidé de m'y inscrire. Désolé mais je n'ai pas trouvé d'endroit où se présenter donc je le fais ici, album de mes 11 ans et à la veille de mon premier concert parisien plein de souvenirs.
Je serai donc pas trop objectif sur la qualité moyenne de cet album qui est, pour moi, un grand souvenir du palais des sports : fantasmes, le survivant, la peur, cartes postales, victime restent des titres qui me font vibrer...par nostalgie probablement. Cependant, c('est vrai qu'à son écoute, le son a pas mal vieilli mais bon.

dodo

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Re: DEBRIEFING N° 21: La peur

Message  Luc D le Ven 3 Fév - 8:55

Salut dodo

Bienvenue à toi

tu auras beaucoup plus de lecteurs si tu te présente ici

http://johnnyhallydayleweb.forumpro.fr/f1-forums-de-discussions

La collection ayant déjà un certain âge plus personne ne vient ici
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Re: DEBRIEFING N° 21: La peur

Message  Yuna le Ven 3 Fév - 11:46

Salut Dodo,

Bienvenue sur le forum.
Comme l'indique LUC D je t'invite à te présenter sur le lien qu'il t'a mit Very Happy
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Re: DEBRIEFING N° 21: La peur

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