Johnny Hallyday Le Web
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Message  Phil Mer 15 Sep - 20:08

Hommage
Concert «Que je t’aime» : tous quelque chose de Johnny
Retour sur le monumental hommage donné mardi soir, où c’est moins le troupeau de stars variétoche rassemblées sur scène que la foule des fans en manque qui parvint à invoquer d’entre les morts la part émouvante de l’idole disparue.

par Marie Klock
publié le 15 septembre 2021 à 9h50

Dans le ventre de l’AccorHotels Arena, le concert événement «Que je t’aime» qui clôture une journée d’hommages à Johnny Hallyday bat son plein depuis bientôt deux heures. Derrière Louis Bertignac en plein Hey Joe groovant du bassin avec Yarol Poupaud, une image d’archives : Johnny, jeune, vigoureux, taillé comme un nerf de bœuf, est arc-bouté sur une scène de festival et fout des gros coups de manche de guitare à un importun torse poil pour le dégager de là, tout en continuant à jouer. On se sent un peu comme ce kéké anonyme en sortant de l’Arena, groggy, meurtrie, en overdose de wock’n’woll, plusieurs degrés d’acuité auditive irrémédiablement perdus et de drôles de persistances sensorielles chevillées au corps à l’issue de cette journée : dans les rues autour de Bercy, si calmes à cette heure-ci, on croit voir et entendre Johnny partout.

Concours de cris
On savait à quoi s’attendre puisque la setlist faisait deux pages. Alignés comme un chapelet de rutilantes saucisses : Florent Pagny, Patrick Bruel, Patrick Fiori, Nolwenn Leroy, Kendji Girac, Slimane, Calogéro, bref tout ce que la nation compte de gros organes vocaux pour honorer la mémoire d’une icône indissociable de son vibrato tendu comme un string sang pour sang cuir. Au pied de la scène, pas moins de quinze tonneaux façon Tambours du Bronx, saupoudrés d’une épaisse couche de talc pour un effet visuel maousse quand on tape dessus. Ajoutez à cela une quantité tout à fait étourdissante de guitares, des orgues électriques, neuf mètres carrés de batterie, deux pianos à queue, un orchestre symphonique, des choristes et voilà l’écrin en béton armé de ce curieux concours de cris qui aura rivalisé d’intensité avec le concert de 140 moteurs de Harleys auquel on assistait plus tôt dans la journée, sur la tout nouvellement baptisée esplanade Johnny-Hallyday.

Catherine Ringer est saisissante d’espièglerie dans Gabrielle et quand Louane entonne Diego libre dans sa tête, on ressent quelque chose de simple et de profond qui tranche avec les seaux de démesure que nous jettent au visage les autres protagonistes. On offrira tout de même un accessit à Slimane, qui a crié plus fort que les autres au point de tomber à genoux dans le brouillard artificiel à l’issue de son Requiem pour un fou, Patrick Bruel, qui a fait crier les femmes du public plus fort que lui («Patriiiick !»), et Kad Merad, qui, coiffé d’un tout petit borsalino, a livré une imitation vocale de Johnny troublante de réalisme dans son numéro de Jean-Michel Quoimagueule en duo avec Florent Pagny (comment ça, ce n’était pas un sketch ?).

Une seule voix
Au final, c’est du côté du public qu’on aura vécu les plus beaux moments d’émotion musicale, public bouleversant quand il double d’une seule voix, massive et fervente, les refrains, les couplets et même les interludes parlés, touchant quand il ponctue une prestation jugée réussie en scandant «Johnny Hallyday» sur l’air d’On est les champions. Au sortir de l’affaire, dans le troquet où l’on écrivait ce compte rendu, un pilier de comptoir beuglait Que je t’aime, continuellement, la voix de plus en plus grave («C’est sa huitième bière, nous expliquait le barman, il est sourd mais il se rend pas compte que nous non, faut l’excuser»). Et lors de l’hommage officiel du matin, souligné d’instrumentaux par les musiciens de Johnny, les fans massés sous la pluie entonnaient Toute la musique que j’aime et autres tubes au point qu’on ne savait plus qui accompagnait qui. Johnny parti, ils sont Johnny.


https://www.liberation.fr/culture/concert-que-je-taime-tous-quelque-chose-de-johnny-20210915_4COK66OLXFESLEX27L52PKGZ6Q/

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Article de Libération 2677499256

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Phil
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