DEBRIEFING N° 23: Johnny 67

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DEBRIEFING N° 23: Johnny 67

Message  oscar2 le Mar 24 Jan - 15:41

Johnny 67… un album qui conforte ce que l’on avait entrevu avec le précédent « la génération perdue » , à savoir l’abandon quasi total de titres purement rock’n’roll, une accentuation du virage rythme & blues et déjà une mise en place du London style qui sera celui de 68.
Un album dont je ne savais pas trop quoi en penser quand je l’ai découvert vers 1980 , je devais avoir 12 ou 13 ans et pour moi Johnny a cette époque c’était du rock’n’roll.
Il va s’en dire que mon jugement s’est affuté avec le temps , car il s’agit bien là d’un foutu bon album beaucoup plus sophistiqué qu’il n’y paraît. C’est ici aussi que le chant de Johnny change radicalement, la voix se fait plus nasillarde, les tics de style n’ont jamais été si fort « amûûûr, tûjûûûr » cela fait aujourd hui partie de la légende du personnage et de plus j’ai tûjûr aimé cette manière de chanter chez Johnny.

L’édition collection propose un très bon remastering , indispensable pour certains titres bonus qui en étaient resté au son de 93.

A noter sur LA SEULE VRAI MUSIQUE une perte de son côté droit a 1’48


Puis vient le gros dossier CONSORTIUM, je m’explique…

En préambule je vous écrit texto ce qui est écrit dans le livret a la page 27 dans la rubrique Les chansons de l’album

CONSORTIUM : LA COMPOSITION POP DE MICKY JONES ET TOMMY BROWN POUR LE FILM « LES PONEYTTES » FAIT PARTIE DES INEDITS DE L’INTEGRALE DE 1993.

C’est ici que j’aurais besoin de la confirmation de nos illustres experts sur ce que je vais expliquer çi après

cette chanson n’apparaît absolument pas dans LES PONEYTTES.
En réalité CONSORTIUM était à la base le titre d’un projet de film de 1968 qui ne sera jamais tourné et cette chanson enregistrée en prévision de ce film s’intitule « Les gars de ma bande »



Alors, 45 années sont passées , que nous en reste ‘il ?


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Re: DEBRIEFING N° 23: Johnny 67

Message  oscar2 le Mar 24 Jan - 15:44



AMOUR D’ETE : Cette intro m’a toujours fait pensé à une cérémonie chinoise avec empereurs & geisha etc…, une très originale version d’un titre aussi basique que « Love me tender » qui retrouve une seconde jeunesse, une jolie mise en route .. 7/10

J’AI CRIE A LA NUIT : D’entrée un superbe gimmick très mélodieux a grand renfort de cordes, assez nouveau à l’époque cette approche , un texte inspiré des diverses impro Confessions sur scène, un vrai plaisir d’écoute.. 7/10

C’EST MON IMAGINATION : Une chanson plus aventureuse avec un texte qui se perd un peu dans des futilités, moins éfficace qu’à l’accoutumé.. 6/10

JE M’ACCROCHE A MON REVE : Pour certain un océan de douceur , mais pour moi c’est vraiment trop nunuche ou naïf , c’est selon.. 5/10

JE N’AI JAMAIS RIEN DEMANDE : Sûrement la première fois que Johnny aborde ce thème du « foutez-moi la paix » , un texte bien plus cinglant que celui d’Autoportrait pour l’exemple, de superbes arrangements et une mélodie racoleuse au possible , magnifique.. 9/10

LETTRE DE FANS : Plus gaguesque de prime abord mais pas si bête qu’il n’y paraît sur le fond, et une bonne zic R & B en prime, entre Johnny & Dutronc.. 6/10

AUSSI DUR QUE DU BOIS : L’adaptation parfaite , un texte qui colle à la peau de Johnny, une interpretation habitée et un futur classique en prime , que du bonheur.. 9/10

POURQUOI AS-TU PEUR DE LA VIE ?: Surprenante et déroutante cette chanson, des arrangements tres bizarres , une mélodie tres alambiquée pour une curiosité au final vraiment réussie et avec en prime une ligne de basse d’enfer.. 7,5/10

LA SEULE VRAIE MUSIQUE : Plus éfficace que ça tu meurs, du pur bonheur musical sur toute la ligne, fun a mort, à ressortir des tiroirs en 2012.. 8,5/10

LA PETITE FILLE DE L’HIVER : Sans parler d’ovni, c’est quand même un Johnny inattendu qui nous livre cette perle archi méconnue , les arrangements sont d’une beauté rare avec ce piano en mélopée, une redécouverte pour moi.. 8/10

SON AMOUR POUR UN JEU : Une mélodie légère , presqu’ aérienne, un texte bouleversant où Johnny donne une interpretation parfaite entre candeur et désillusion, un grand titre.. 10/10

PETITE FILLE : un bon gros son R&B , un Tommy Brown qui s’éclate à la batterie.. et des cordes.. et des cloches.. et ça fonctionne a merveille , un régal.. 9/10




Bonus

SI J’ETAIS UN CHARPENTIER : Un titre précurseur des futurs San Francisco et autres, une belle chanson qui personnellement ne m’a jamais renversé malgré son statut de classique.. 7/10

HEY JOE : Difficilement comparable aux innombrables versions électrifiées que Johnny nous livrera régulièrement , c’est presque une autre chanson que cette version originale studio, mais quelle chanson !!! on est dans le mythique.. 9/10 (pour cette version)

NE SOIS PAS SI STUPIDE : un réissue studio de la Guitare , qui n’apporte rien de plus à la version live de l’Olympia , un bon truc de plus mais pas transcendant non plus.. 6/10

JE SUIS SEUL : Là je me damne, c’est LA version , cette voix cassée , usée, désespérée, cette rythmique presqu’en retrait, la basse qui décoiffe tout sur son passage, un must absolu et tout ça en 139 secondes chrono.. 10/10

JE CROIS QU’IL ME REND FOU : Très bonne chanson assez méconnue au final , bizzarement le seul titre enregistré a New-York de cette année, pourquoi un seul titre ??, le son ricain donne une toute autre approche du R&B de l’album avec une ligne de basse très ronflante mixée en avant.. 7/10

CONSORTIUM : Passons sur le fait que ce titre ne devait pas ce trouver sur ce volume mais sur le suivant.
D’entrée ça sonne vraiment comme du Gainsbourg de ces années là, mais quelle gaffe de la part de la maison de disque de n’avoir pas sorti cette bombe en 68.. 9/10

LES CHEVALIERS DU CIEL : Le tube hyper grand public de l’année , en support d’une série télé suivie par la grande majorité des français de tous ages il n’aurait sù en être autrement, mais ne soyons pas médisant pour un générique de feuilleton télé c’est largement au dessus du lot de ce qui se faisait ailleurs.. puis ça réveille mon âme de gamin.. 8/10

HEY JOE (version alternative) : La fameuse version alternative retrouvée et sortie en 93 avec JOHNNY LE LIVRE, que l’on nous a vendu à l’époque pour une version avec J Hendrix à la guitare acoustique , moi je veux bien je ne suis pas contrariant de nature mais alors il faut m’expliquer pourquoi aujourd hui il n’est nulle part fait mention , ni même allusion a cette participation… nous aurait ‘on menti ??? , sur la version elle même , rien à redire parce que tres proche de l’autre , une petite préférence pour le chant dans celle – çi quand même.. 9/10


Extraits live Olympia 67 ( tous extraits pour le mixage de la réédition 2003 , mais de la version initiale de 67)


LES COUPS: La version live chantée depuis les coulisses en début de concert, bien mordante musicalement et un JH prêt à bouffer le micro de hargne.. 8/10

JE ME SUIS LAVE LES MAINS DANS UNE EAU SALE: un titre que j’adore quelque soit la version , même si pour moi la version ultime est celle de Presley dans sa version uncut où il fait durer ce délire plus de 6 min en enregistrement direct en studio. Et qui fut enregistrée quelques années apres celle de Johnny.. 8/10

NE SOIS PAS SI STUPIDE : Cette version qui fut tres longtemps la seule disponible de ce titre « inédit » de l’Olympia 67 est meilleure que la version studio parue en 93.. 7/10

JUSQU'A MINUIT : Bah Jusqu’à minuit quoi , même en Polonais je devrais aimer cette chanson.. 8/10 pour cette version

CONFESSIONS : Difficile de noté une impro, donc dans la continuité du titre précédent .. 8/10

NOIR C’EST NOIR : Une version bien secouée assez proche de l’originale.. 8/10




Moyenne de l’album original : 7.6
Moyenne de l’édition collection : 7.8



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Re: DEBRIEFING N° 23: Johnny 67

Message  Zorba le Mar 24 Jan - 17:13

Puis vient le gros dossier CONSORTIUM, je m’explique…

En préambule je vous écrit texto ce qui est écrit dans le livret a la page 27 dans la rubrique Les chansons de l’album

CONSORTIUM : LA COMPOSITION POP DE MICKY JONES ET TOMMY BROWN POUR LE FILM « LES PONEYTTES » FAIT PARTIE DES INEDITS DE L’INTEGRALE DE 1993.

C’est ici que j’aurais besoin de la confirmation de nos illustres experts sur ce que je vais expliquer çi après

cette chanson n’apparaît absolument pas dans LES PONEYTTES.
En réalité CONSORTIUM était à la base le titre d’un projet de film de 1968 qui ne sera jamais tourné et cette chanson enregistrée en prévision de ce film s’intitule « Les gars de ma bande »


La réponse est sur le Site ...

http://www.hallyday.com.fr/Son/Bof/consortium.html
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Re: DEBRIEFING N° 23: Johnny 67

Message  oscar2 le Mar 24 Jan - 17:59

Comme quoi j'ai encore une bonne mémoire drunken sauf pour l'année , donc ce titre si il a bien été enregistré a la mi 67 était fameusement précurseur du style type et du son de 68


Merci Zorba
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Re: DEBRIEFING N° 23: Johnny 67

Message  Yuna le Mar 24 Jan - 20:19

Salut Oscar !

Je vais tenter sur quelques chansons d'apporter mon humble avis (merci Monia de m'avoir envoyé cet album que je ne connaissais pas Very Happy).
"Amour d'été" : une chanson que j'écoute toujours en boucle avec plaisir ...
"J'ai crié à la nuit" : pour ma part cette chanson ne m'a jamais transcendé ... Je trouve le rythme trop lent ... On a du mal à rentrer dedans.
"C'est mon imagination" : une découverte pour moi, et une très belle découverte en plus, un texte vraiment top, une mélodie inédite, la voie de Johnny superbe etc etc etc ... Perle n°1
"Je m'accroche à mon rêve" : oui, un vrai océan de douceur, et un refrain envoûtant, le rythme du texte qui se brise parfois, à écouter en boucle ... Perle n°2
"Je n'ai rien demandé" : je ne pourrais pas mieux dire que toi Oscar.
"Lettre de fans" : Celle là je la zappe. Non ça passe pas vraiment ...
"Aussi dur que du bois" : je crois que j'en ai un peu marre de l'entendre celle là à force. Mais je lui préfère toute version live, beaucoup plus habité par Johnny.
"Pourquoi as-tu peur de la vie" : Ouais pas mal, mais pas la mieux de l'album.
"La seule vraie musique" : je crois que les "yéyé" en fond me gène un peu, et je ne parle pas des "fafafa" ... Pour moi ça restera pas dans les annales
"La petite fille de l'hiver" : Perle n°3. Voilà y'a rien à dire de plus, une découverte pour moi (enfin c'est dingue toutes ces choses fantastiques qui dorment dans les tiroirs !!!! A ressortir en 2012 !)
"Son amour pour un jeu" : idem que toi Oscar, rien à rajouter.
"Petite fille" : je connaissais cette chanson et je ne comprends pas pourquoi ça m'a pas fait tilt à l'époque, cette chanson est trop cool, voilà tout, les cuivres et la batterie qui en jette un max ! Perle n°4 !
"Hey Joe" : Alors là je vais me faire taper mais elle fait partie des chansons que j'en ai un peu marre d'entendre en live, d'autant que la version studio a toujours été la mieux pour moi.
"Hey Joe" (avec Hendrix) : Justement je voulais demander au connaisseurs d'Hendrix ... Dans quelle mesure peut-on être certain que Hendrix est bien présent sur cette version (ou coup de pub ...) ? ...
"Ne sois pas si stupide" : mouaif, comme toi Oscar.
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Re: DEBRIEFING N° 23: Johnny 67

Message  oscar2 le Mar 24 Jan - 22:08

Super Yuna

Heureux que tu te jettes dans l'arene des débriefs et comme toujours très révélateur et interressant

N'hésite pas a remettre ça

Concernant LA SEULE VRAI MUSIQUE et ses Fafafa ,si cela peux t'éclairer il s'agit en fait d'un hommage direct a Otis Reding et son titre Fafafa.


PS: Si quelqu'un à croisé un Jango dans les parrages .... bounce
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Re: DEBRIEFING N° 23: Johnny 67

Message  Yuna le Mar 24 Jan - 22:33

Ok merci pour ces précisions Very Happy
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Re: DEBRIEFING N° 23: Johnny 67

Message  Phil le Mar 24 Jan - 22:34

ce titre Consortium a été enregistré en septembre et octobre 1967 au studio La Gaité !

En revanche il y a bien une erreur de formulation, qui a échappé à la relecture ,le titre a été enregistré avec le Mauvais rêve et Hit parade, chansons pour le film les Poneyttes.

Il était destiné à un autre projet qui ne verra pas le jour. Initialement ce titre se nommait Les gars de ma bande, il est aujourd'hui déposé à la Sacem sous le nom Consortium

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Re: DEBRIEFING N° 23: Johnny 67

Message  oscar2 le Mer 25 Jan - 0:10

Et la lumière fut....

Merci maître Yoda

Que la force soit avec toi. bounce
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Re: DEBRIEFING N° 23: Johnny 67

Message  Jango le Mer 25 Jan - 12:15

oscar2 a écrit:Super Yuna

Heureux que tu te jettes dans l'arene des débriefs et comme toujours très révélateur et interressant

N'hésite pas a remettre ça

Concernant LA SEULE VRAI MUSIQUE et ses Fafafa ,si cela peux t'éclairer il s'agit en fait d'un hommage direct a Otis Reding et son titre Fafafa.


PS: Si quelqu'un à croisé un Jango dans les parrages .... bounce

Hello à tous! J'ai un peu de retard dans mes écoutes mais ça ne saurait durer, en attendant je vous lis très attentivement et avec plaisir Wink
Oscar je t'ai envoyé un mail je ne sais pas si tu l'as reçu cette fois.
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Johnny 67

Message  SLUNKY le Mer 25 Jan - 15:26




DATE DE SORTIE : 02 JUILLET 1967
(A) Studio CBE-La Gaité ( Paris ) février - Mai - Juin 1967
Musiciens : The Blackburds
Guitare : Micky jones
Basse : Gérard " Papillon " fournier
batterie : Tommy Brown
Claviers - harmonica : Raymond Donnez
Saxophone : Jean Toscan
Trompettes : Gérard Pisani, Pierre Ploquin , Jacques Ploquin , Gilles Pélégrini
Trombonne , percussions : Luis Fuentes
Ingénieurs du son : Giorgio Gomelsky ( Londres ), Bernard estardy ( Paris )
Réalisation : Lee Hallyday

(B) Studio talent Master Studio ( New - York ) du 7-13 Mars 1967
Musiciens :
Batterie : Roger Hawkins
Trompette : Wayne Jackson
Tenor saxophone : Andrew Love
Basse : Tommy Gogbill
Guitare : Jimmy Johnson
Ingénieur du son : Bob Gallo
Réalisation : Lee Hallyday
Référence originale stéréo 842 157


LE CONTEXTE
C’est la période « Summer of love », et Johnny plonge ses oreilles dans le rhythm’n’blues d’Otis Redding, James Brown et Wilson Pickett. Eddy Mitchell sera lui aussi atteint par cette nouvelle musique. Johnny toujours dans le vent, se lance dans ce rythme en atteignant des performances scéniques qui ne seront jamais plus inégalées. Sur scène en 1967, Johnny c’est le meilleur, il se déchaine comme un diable, aucun n’atteindra une telle dimension, seuls les plus grands comme James Brown ou Elvis Presley peuvent être mis sur un même piédestal. Johnny continu comme depuis son disque précédent d’exploiter son désespoir, ces doutes à travers des paroles qu’on lui livre clés en main. Johnny est suivi, observé, questionné par ses amis paroliers pour être à la hauteur, pour essayer de rentrer dans son univers.
Nous on écoute sagement et souvent on est étonné par le résultat de tout se travail acharné. Johnny ne lâche pas l’affaire comme la plupart de ses concurrents, il prend des risques pour être toujours là, il s’accroche à son rêve…



LA POCHETTE

Johnny est le capitaine du bateau, il ne quitte pas le navire, son portrait est là, pour surveiller le moindre rythme nouveau, il à l’ œil et aucun ne pourra le dépasser…


LE SON
Que ce soit à New – York ou Paris le son reste terriblement homogène, C’est peut-être l’utilisation d’un matériel de même génération qui rend ce rendu si parfait. Le son est terriblement percutant et cristallin. De plus ce qui frappe dans ce disque, c’est la mise en avant temporaire d’instruments sur certains morceaux. La version CD Digipack 24 Bits sortie en mars 2000 a un excellent son.


LES MORCEAUX


Amour d'été (A) Love me tender ( E. presley / V. Matson ) Adapt : G. aber 3'15

On commence par une reprise d’Elvis Presley. Elvis Presley dont son premier disque sur RCA est enfin édité en France.
Celui–ci sera disque du mois dans le premier numéro de Rock&Folk. La France va enfin pouvoir découvrir le Rock Américain s’en ruiner en achetant des Importations. Johnny en profite pour exploité ce répertoire, en reprenant ce morceau qui ne figure que sur de trop rares 45 tours et le fameux 30 cm Golden record Volume 1.
Le thème « Amour d’été » pour cet été voué à l’amour à tout va par la vague hippie, et c’est le tube de l’été sur les plages du midi… « L’amour sincère » dont Johnny parle ici, lui ne va surement pas duré, comme la vague hippie, Johnny sans doute bien…

J'ai crié la nuit (A) ( L. Chris / Johnny Hallyday ) 3'01

Son ami Long Chris qui reste souvent au côté de Johnny, lui écrit des paroles racontant sa solitude malgré tout ce succès, ses doutes sur son futur. Rien qu’a y penser Johnny veut vivre vite et mourir jeune…
La musique écrite par Johnny lui-même est encore une réussite, avec un rythme bien balancé, Johnny a su encore capter les sons du moment. Mais pourquoi ne signe pas t-il tous ces titres, manque de temps ? Pudeur ?...

C'est mon imagination (A) Just my imagination ( B. Morris -H. Freed ) Adapt : G. Aber 3'05

Johnny souffre face à ses souvenirs de bonheur avec Sylvie. Cela le rend fou, sans elle, son imagination lui joue des tours, elle est partout en lui, il l’aime à en crever… Départ, recommencement, Johnny sera toute sa vie confronté à ce problème avec la plupart de ses femmes…

Je m'accroche à mon rêve (A) Hang on to a dream ( T. Hardin ) Adapt : G. Aber 2'06

Magnifique Piano, Jolie mélodie, les violons pour cette triste histoire, d’un amour que Johnny ne veut pas laisser mourir, malgré tout ces torts…

Je n'ai jamais rien demandé (A) My way of giving ( R. lane / G. Marriott ) Adapt : L. Chris 2'48

Adaptation des Small Faces, avec des paroles digne d’un punk remplit de haine « Tant mieux si je dois jamais aimer » « Vous ne m’aimez pas, mais je vous aime encore moins » « laissez tranquille, je n’ai jamais rien demandé » « Je n’ai pas l’habitude de tendre la main, de mettre à genoux »…Ouf ! Johnny devait en avoir gros sur la patate pour chanter des choses pareilles. Là, il commence en avoir ras le bol de tout ce Flower Power alors que lui vit le martyr avec son propre amour…

Lettre de fans (B) Teenage letter ( R. Richard ) Adapt : G. Aber 2'12

Superbe son de batterie pour demarrer, avec un guitare affolé et affolante déferlant dans tous les sens digne des meilleurs morceaux psychédélique, Ah le studio chez les américains, on y va pas pour rien heim !
Les paroles sont de Georges Aber qui se partage le travail avec Long Chris. Ici à travers celles-ci Johnny doute, à peur d’être plus le premier un jour devant tant de nouveaux talent…Michel Polnareff, Julien Clerc…

Aussi dur que du bois (B) Knock on wood ( E. floyd / S. Cropper ) Adapt : G. Aber 2'55

« On se cognait, j’avais la tête aussi dur que du bois » « l’amour ? Quel temps perdue... » « J’ai le cœur aussi dur que du bois » « L’amour d’un jour ? J’en ai plus qu’accès… » Bref les années Paice & love, Pas pour Johnny…
Musicalement c’est le tube Soul-Music du moment « Knock on wood » cris de Johnny sur fond cuivré garantie 100% Soul.

Pourquoi à tu peur de la vie ? (A) You better believe it baby ( J. Tex ) Adapt : G. Aber 2'52

Musique Toujours Soul à souhait malgré ici le changement de studio, avec des paroles pleines d’espoir et d’une réflexion très légère comme toutes les mini-jupes qui des baladent sur les boulevards parisiens « ses peines, ses joies, un jour moins bien, un jour mieux…pourquoi as-tu peur de la vie ? puisque je t’aime »

La seule vrai musique (A) Sweet soul music ( O. Redding ) Adapt : G. Aber 2'23

Et c’est reparti avec cette musique qui nous fait crier « Oh yé Oh Oh yé » Johnny Soul-Man à fond les manettes, cris, cuivres à fond, bref on est bien en 1967, ou la seule vraie musique pour s’éclater c’est la Soul-music d’Otis Redding…
Superbe réussite du disque, l’un des meilleurs morceaux, qu’on peut passer les milliers de fois sans se lasser, il suffit juste de vouloir se mettre à la fête.


La petite fille de l'hiver (A) ( L. Chris / E. de Marsan ) 2'56

Stop, on passe au slow, l’hiver, la neige, sur les paroles de Long Chris c’est le mélodrame d’un autre amour perdue, après amour d’été, c’est ici amour d’hiver. Musique à la mélodie très Britich rappelant le précédent album « génération perdue ».
Johnny très touchant dans cette chanson, nous lance à la figure toutes ces émotions avec un talent que seul, lui c’est faire partager.

Son amour pour un jeu (A) Strange shadows ( M. Jones - T. Brown ) Adapt: G. Aber 3'00

Violon, Piano bastringue, ici c’est plus élancé que le précédent titre, mais c’est encore les sons dit de « Pop Music ». Batterie martelant le rythme avec des instruments plutôt utilisés pour de la musique classiques en fond.
Mélodie entêtante à souhait comme on les faisait à l’époque. Mélodrame sur un amour perdue…Peut-être l’histoire d’un de ses premiers amours avant Sylvie…


Petite fille ( A) Julian waite ( M. Jones - T. Brown ) Adapt : G. Aber 2'35

Cuivre et orgue d’enfer en intro, roulement de batterie et c’est partie pour encore un superbe morceau dans ce disque. Ici c’est son groupe qui a composé le morceau, tout comme le précédent, Johnny est fier et cela sentant, mettant ce titre en vedette sur un de ses 45 tours extrait de cet album.


LES BONUS TRACKS DE LA REEDITION CD 2000


Si j’étais un charpentier (C) If I were a carpenterSweet ( T.Hardin ) Adapt : L. Chris 2'19

(C) Enregistré juste après l’album précédent « Génération perdue » à Londres au studio Olympic en octobre 1966 avec son groupe les Blackburds, la même équipe que les enregistrements fait à Paris en 1967.
Ce morceau tube de Folksong marque le début de Johnny pour l’attirance de la philosophie Hippie, qu’il a l’aide de son ami Long Chris met en scène un couple hippie tout droit sortie de la bible. Johnny ira encore plus loin avec Philippe Labro dans le rapprochement hippies/religion (Voir Jésus Christ dans l’album Vie).


Slunky extrait de mon livre "Dans ton univers" (ici état brouillon sans les photos)
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Re: DEBRIEFING N° 23: Johnny 67

Message  salentina le Mer 25 Jan - 17:34

SLUNKY a écrit:

Slunky extrait de mon livre "Dans ton univers" (ici état brouillon sans les photos)


????
un livre sorti ? à sortir ?

tu peux nous en dire plus... Wink
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Re: DEBRIEFING N° 23: Johnny 67

Message  SLUNKY le Ven 27 Jan - 9:48

C'est un livre en cours de réalisation, Malheureusement le temps me manque...

De plus des livres sortent avec des similitudes que fait que "est-ce vraiment là peine ?" (l'integral, celui de Thoury...)
bien que je veux aller plus loin qu'eux dans l'analyse disons"émotif"
Au pire, seul
mes enfants le liront et ainsi auront un angle de vue spécifique sur l'oeuvre de Johnny Hallyday qu'ils hériteront peut être un jour...
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Re: DEBRIEFING N° 23: Johnny 67

Message  Jango le Lun 30 Jan - 15:06

Après avoir un peu égratigné Les Rock les Plus Terribles, je sens que je vais encore me faire des amis... Wink Je le dirais simplement, pour moi Johnny c'est le rock, ça peut être la variété, le blues, la country. Mais Johnny soul j'y crois toujours moyennement. Je crois en son engagement et son amour de cette musique, même si le présent opus surfe tout de même sur l'air du temps, mais je ne suis jamais convaincu à 100%. Les titres comme Noir C'est Noir ou Les Coups qui sont à mon sens plus à la croisée des chemins entre soul et rock me plaisent davantage. J'aime beaucoup beaucoup des titres originaux qui sont adaptés ici, mais les versions françaises ne m'emporte pas autant. C'est peut-être en bonne partie du à la langue française, qui swingue bien peu et se ne se prête que de mauvaise grâce au jazz et à la soul, et comme ceux qui ont suivi les débriefs le savent le texte est toujours important pour moi, que ce soit sur la forme ou sur le fond quand il y a lieu. Après bien sûr j'apprécie de bons musiciens (évidemment!) mais si le texte ne roule pas sur la musique je décroche. Voici en guise de mise ne garde pour mieux comprendre mon débrief Wink


AMOUR D’ETE : Voici un rare exemple ou la trahison de l'original est une réussite. Le nouveau rythme, les paroles qui n'ont rien à voir avec le titre original, tout cela s'emboîte parfaitement pour un implacable tube... de l'été! 8/10

J’AI CRIE A LA NUIT : Gros dossier! Johnny crépusculaire, dans un texte très personnel, une réalisation superbe avec ces cordes obsédante. Magnifique 10/10

C’EST MON IMAGINATION : À côté des deux premiers titres celui-ci a déjà l'air usé. Efficace mais sans inspiration 6/10

JE M’ACCROCHE A MON REVE : Un titre qui fonctionnerait bien mieux s'il n'était pas chanté comme une bluette 6/10

JE N’AI JAMAIS RIEN DEMANDE : Les couplets me semblent plaqués et le refrain efficace ne suffit pas à faire décoller une chanson qui semble lourde 6/10

LETTRE DE FANS : Un texte laborieux dont on ne sait s'il est drôle ou provocateur, sur une musique générique. Bien vu pour la comparaison avec Dutronc, mais Dutronc peu inspiré... 5/10

AUSSI DUR QUE DU BOIS : Impossible d'éclipser l'original et ses milliers de reprises en anglais. Un titre qui a fini par me convaincre sur scène, mais qui manque de feu en studio 7/10

POURQUOI AS-TU PEUR DE LA VIE ?: Comme souvent avec les titres qu'Oscar trouve déroutant mais réjouissant, moi je n'arrive pas à simuler mon intérêt 5/10

LA SEULE VRAIE MUSIQUE : Musicalement ça le fait, pour le reste on s'est pas foulé 7/10

LA PETITE FILLE DE L’HIVER : Il y a du Gainsbourg première époque dans ce Johnny. On tranche avec le ton du reste de l'album, mais ce titre est magnétique 9/10

SON AMOUR POUR UN JEU : Excellente expérimentation douce-amère, superbe interprétation 8,5/10

PETITE FILLE : Ici les cuivres respirent et claquent bien mieux que sur les autres titres. Ce titre est un rouleau compresseur de fun soul-rock malgré un refrain un peu en dessous 8,5/10


Bonus

SI J’ETAIS UN CHARPENTIER : Un des premiers titres de Johnny dont j'étais fan tout gamin, et il ne m'a pas lâché depuis. À noter que la version studio reste ma préférée. Si belle histoire d'amour dans un univers inattendu et mythique (que l'on soit croyant ou pas) 10/10

HEY JOE : Sur scène, bien rock, bien roots, j'aime bien. Mais pour moi l'âme du titre a ici disparu, c'est bien trop gentil, le texte pas renversant bien trop mis en avant. Ce titre c'est un riff et un bad trip, pas une ballade 4/10

NE SOIS PAS SI STUPIDE : Je suis bien plus indulgent que vous avec ce titre! Je le trouve amusant et bien balancé 7/10

JE SUIS SEUL : Rien à dire!! Si tout l'album pouvait sonner comme ça! 10/10

JE CROIS QU’IL ME REND FOU : Le son de New-York est très convaincant. Une énergie qui monte, qui monte, difficile de ne pas se laisser emporter et de crier à son tour, ce Johnn "je crois qu'il me rend fou"! 8,5/10

CONSORTIUM : On est tellement proche de Gainsbourg ici que s'en devient suspect! Mais trêve de médisance, ce titre est bien trop plaisant pour ne pas en profiter 7,5/10

LES CHEVALIERS DU CIEL : Bien sûr nulle subversion ou innovation ici. Variété, mais quelle voix et cette chanson transpire la nostalgie, le premier degré est touchant. Un accident très heureux! 9/10

HEY JOE (version alternative) : Un peu plus dynamique que la première version. Grâce à la guitare en bonne partie, quelle soit d'Hendrix ou pas... Wink 6/10


Extraits live Olympia 67 ( tous extraits pour le mixage de la réédition 2003 , mais de la version initiale de 67)
J'ai fait part de mes réserves sur le son des enregistrements live du début des années 60... Ici on est encore loin de la qualité actuelle, mais suffisamment loin pour se laisser emporter. Et je me laisse emporter de belle manière! Ces enregistrements sentent la sueur, convoque Johnny à genoux, les cuivres rutilants, l'idole tendant la main vers son public dans un signe de désespoir. La section rythmique ne lâche rien, c'est superbe!

LES COUPS: Que ce soit l'original de Wonder ou la version de Johnny je ne résiste jamais à ce titre 10/10

JE ME SUIS LAVE LES MAINS DANS UNE EAU SALE: La version studio était un peu trop nonchalante pour rivaliser avec celle d'Elvis, un défaut en bonne partie rectifié ici. Une excellente surprise 9/10

NE SOIS PAS SI STUPIDE : Plus rock que la version studio et donc meilleure Wink 7,5/10

JUSQU'A MINUIT + CONFESSIONS: Ya -t-il quelqu'un qui veuille m'aimer? Ouiiiiiiiiiii!!! Wink 9/10 (franchement c'est le même titre non?!)

NOIR C’EST NOIR : Qui peut battre Noir C'Est Noir à cette époque?! 10/10


NOTE GÉNÉRALE 7,5 (7,74 donc à 0,2 du 8!)

Finalement je prends des gants pour annoncer la couleur et je me rends compte que j,aime plus ce disque que vous! Wink Même si les bonus y sont pour beaucoup, une époque stimulante qui nous a laissé pas mal de classiques, même si certaines adaptations soul manquent vraiment... d'âme!


Flagrant Délit 9/10
Rock'n'Roll Attitude 8,5
Cadillac 8,5
Lorada 8,5
Insolitudes (sans bonus) 8,5

Gang 8
Les Enfants Du Rock 8
La Peur 8
Ça Ne Change Pas Un Homme 8
Rivière... Ouvre Ton Lit 8

Jamais Seul 7,5
Le Coeur d'Un Homme 7,5
Vie 7,5
Johnny 67 7,5

Drôle De Métier 7
Derrière L'Amour 7
La Génération Perdue 7
Les Rocks Les Plus Terribles 7
À La Vie, À La Mort 7
Sang Pour Sang 7
Salut Les Copains 7
Je t’aime, je t’aime, je t’aime 7

C'est La Vie 6,5
Ma Vérité 6
Ce Que Je Sais 5,5

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Jango

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Re: DEBRIEFING N° 23: Johnny 67

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