LE DEBRIEFING: N°14 Insolitudes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

LE DEBRIEFING: N°14 Insolitudes

Message  oscar2 le Mar 20 Sep - 10:47

Insolitudes , rien que ce titre improbable est toute une aventure comme l'est cet album miraculeux , l'un des meilleurs de la carrière de Johnny et certainement celui qui lui ressemble le plus.
Force est de constater que presque 40 ans apres il n'a pas pris une ride , il s'est même bonnifier avec le temps comme un bon vin.

L'édition de la collection propose des bonus qui forcément ne sont pas à la hauteur de l'album , mais ils ont le mérite d'y etre et remasterisés c'est un fameux plus.

Le livret est bien sympa , bourré d'anecdotes et d'infos sur l'enregistrement de l'album, il revient aussi sur les circonstances de cet Olympia 73 un peu méconnu ,c'est du bon travail.

Alors 38 ans plus tard...
avatar
oscar2

Messages : 2143
Date d'inscription : 07/05/2009
Age : 49

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING: N°14 Insolitudes

Message  oscar2 le Mar 20 Sep - 12:16

LA MUSIQUE QUE J'AIME: Que dire , c'est certainement le titre qui défini le mieux Johnny , celui qui lui colle à la peau, il est amusant de lire qu'à l'époque personne ne savait quoi faire de cette chanson reléguée en face B de " comme un corbeau blanc" titre qui lui n'était là que pour des raisons commerciales, cette version originale restera inégalée a tout jamais , quel son , quels jeux de guitares , c'est vraiment du grand art dans tous les sens du mot. 10/10

TU PEUX PARTIR SI TU LE VEUX: Un titre énorme qui a dû faire peter pas mal d'enceintes , il y a une filiation directe avec le son et le style grunge qui ne viendra qu'en 90 avec Nirvana dans ce titre , des couplet lents et plaintifs et l'explosion a chaque refrain c'est du pur Nirvana si l'on y pense. .. 9/10

COMME UN CORBEAU BLANC: Cherchez l'intrus..enfin non , ne le cherchez plus il est ici , ce qui d'ailleurs est largement expliqué dans le livret , ce titre enregistré en 1970 lors des sessions de l'album VIE n'avait pour but que de rééditer le coup de QUE JE T'AIME, sans etre mauvais il faut quand même bien reconnaitre qu'il est hors de propos dans cet album, .. 6/10

LE SORCIER, LE MAUDIT: Que du bonheur , un rock limite hard qui file droit , direct , sans fioritures et avec un texte intelligent , avec en prime des riffs et des clashs de guitares d'anthologie, un sans faute .. 10/10

LA PRISON DES ORPHELINS: Voilà ce que j'appelle un duo intelligent , un duo qui n'est pas là pour la galerie mais pour servir le propos de la chanson et quelle chanson !! , c'est tout simplement magnifique et désarmant de simplicité .. 9/10

SOUPCONS: Une très bonne adaptation d'un titre majeur de Presley , la version d'Elvis est un vrai monument, celle de Johnny est plus dynamique , sans prétention de vouloir rivaliser avec son modèle, il livre ici un rock de tres bonne facture .. 8/10

LE FEU: L'autre monument de l'album selon moi , une chanson hurlée sur un rythme funk/rock assez novateur en 73 et un futur grand classique en prime , un titre éternel.. 10/10

LA SOLITUDE: Elle est assez déconcertante cette longue chanson, dabord par son ton apaisé où tous les musiciens prennent le temps de poser leur solos , ensuite par son chant crépusculaire , une vraie création, une grande chanson d'album au sens noble du terme , juste un peu lassant sur la longueur.. 7/10

MORAYA: La foire aux champignons hallucinogénes , pour peu on se croirait dans un délire a la Blueberry , autour du feu de camp avec le shamane en transe , une vraie expérience , de l'inventivité , du risque , tout ce qui forge les grands albums.. 8/10

J'AI BESOIN D'UN AMI: La chanson..nette feu de camp par excellence , je n'ai jamais vraiment été fan de ce genre de titre trop insipide pour moi , c'est juste une chanson de plus.. 5/10

LE DROIT DE VIVRE: Un bon rock social pour cloturer cet album , peut etre l'un des meilleurs texte que Johnny ai eu a chanter avec en prime des riffs d'enfer , une réussite de plus.. 9/10


bonus

AVANT: On est dans la veine des futurs Derriere l'amour et autres ici, Le genre de slow tire larme tres banal où je me fait avoir a chaque fois tant l'interpretation de Johnny est forte , pour moi ça suffit a me transporter.. 9/10

J'AI UN PROBLEME: Là pour etre franc j'ai beaucoup plus de mal , cette chanson est une véritable caricature , on est pas tres loin des vaches rousses , blanches et noires de Stone & Charden faut bien l'avouer et puis cette image du couple qui chante main dans la main , non merci tres peu pour moi.. 4/10

TE TUER D'AMOUR: La face B , bien meilleure en soi parce que plus sulfureuse , je ne sais pas si vous avez deja pris la peine de décortiquer le texte mais Gainsbourg passerait presque pour un saint à côté , non vraiment Tanagra qui en a choqué certains est une comptine pour enfant en comparaison.. 6/10

NOEL INTERDIT: Là aussi je suis moins fan , les chansons de noël et moi ça fait 2, meme si celle-ci est moins niaise que la moyenne.. 5/10

FOU D'AMOUR: Retour dans la veine je hurle mon amour qui lui va si bien , une tres belle face B à tout prendre .. 7/10

LE SOLEIL SE LEVE A L'EST: J'adorais le feuilleton quand j'étais gamin , la chanson meme si elle n'est pas un chef-d'oeuvre doit y etre pour quelque chose , ah nostalgier quand tu nous tiens!! 6/10

HO BISOGNO: La canzone per eccellenza .. net fuoco, non ho mai stato un fan di questo genere troppo blando per me, è solo una canzone di più .. 5/10



Moyenne de l'album original : 8.3
Moyenne de ce volume: 7.8
avatar
oscar2

Messages : 2143
Date d'inscription : 07/05/2009
Age : 49

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING: N°14 Insolitudes

Message  salentina le Mer 21 Sep - 13:29

Oscar, je te trouve indulgent pour "Fou d'amour"... digne d'un Ringo Willycat... Wink
Johnny après la débâcle financière du Johnny Circus a été "obligé" de renflouer les caisses coûte que coûte...d'où certaines chansons vraiment, comment dire... vraiment.... Rolling Eyes
.
avatar
salentina

Messages : 3017
Date d'inscription : 03/03/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING: N°14 Insolitudes

Message  Invité le Mer 21 Sep - 19:32

Cet album est pour moi celui de la découverte de Johnny...
J'avais 12 ans.... C'est dire...
Un monument et forcement mon album préféré....

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING: N°14 Insolitudes

Message  Jango le Dim 25 Sep - 18:30

De retour avec grand plaisir pour un petit débrief entre deux avions Wink

Insolitudes, album clef, de ceux sur lesquels certains artistes bâtissent toute une carrière. Johnny est en pleine frénésie créatrice et cet opus est le plus inspiré de l'époque, et une des pierres blanches de sa longue carrière. Le plaisir commence avec cette pochette inclassable, tantôt kitsch tantôt sublime selon l'humeur, toujours culte... Et puis la musique:

LA MUSIQUE QUE J'AIME: Que dire sur son titre le plus emblématique? Qu'il est toujours aussi bon. Voix, texte, musiciens, réalisation... C'est toute la musique que j'aime! 10/10

TU PEUX PARTIR SI TU LE VEUX: Un titre théâtral, que je rapprocherais plus du glam que de Nirvana (mais là aussi il y a filiation), une décharge électrique imparable. Un de ces titres robustes qui mériteraient d'être ressuscité sur scène 9,5/10

COMME UN CORBEAU BLANC: Alors bien sûr le le titre n'est pas à sa place. Mais pris hors contexte ce n'est pas une mauvaise chanson du tout, même si on sent un peu trop l'envie d'un Que Je T'Aime 2 7/10

LE SORCIER, LE MAUDIT: Du pur rock et du pur bonheur, un rouleau compresseur qui fait partie de mes titres favoris de Johnny 10/10

LA PRISON DES ORPHELINS: Un peu too much dans l'interprétation larmoyante pour moi, mais l'émotion est là et le mariage des deux voix fonctionne à merveille 7/10

SOUPCONS: Une adaptation qui tient la route, musicalement surtout, mais qui n'arrive pas à faire oublier l'ombre du King 6,5/10

LE FEU: Excellent titre bien sûr dont le potentiel n'est plus à prouver. Cette première version très funk est cependant pour moi la moins percutante 7,5/10

LA SOLITUDE: Un vrai gros morceau qui résume un peu toutes les balades de Johnny pour le meilleur. Un titre qui prend le temps de nous emporter, un très beau texte et une interprétation mesurée 10/10

MORAYA: Drogue dure ou femme fatale... Peu importe le flacon l'ivresse psychédélique est là et bien là 9/10

J'AI BESOIN D'UN AMI: Un titre trop faible après tous les autres, mais plutôt sympathique en lui-même, aurait plus eu sa place sur La Terre Promise 7/10

LE DROIT DE VIVRE: L'énergie est bonne, le message à son fils touchant. J'adhère bien sûr au message mais tout reste un peu naïf et gentil 7/10


bonus

AVANT: De ces titres sauvés par l'interprétation de Johnny. Une scie, mais une belle scie! 7/10

J'AI UN PROBLEME: Moi non plus je n'y arrive pas, c'est pas Johnny et Sylvie, c'est Stone et Charden! Je crois d'ailleurs que les deux interprètes n'en gardent pas un souvenir ému... 4,5/10

TE TUER D'AMOUR: On remonte d'un cran dans la tension, mais le refrain reste trop variétoche 6/10

NOEL INTERDIT: Cas de conscience. Beau texte et confession touchante, mais musique et arrangements mièvres qui touchent au ridicule pour ceux que la magie de noël ne touche pas (et j'en suis!) 6/10

FOU D'AMOUR: Pas un titre immortel mais une bonne livraison standard pour Johnny 7/10

LE SOLEIL SE LEVE A L'EST: Il souffle ici un vent d'aventures qui rend difficile de bouder son plaisir 7/10

HO BISOGNO: Toujours difficile de donner un avis sur une reprise dont on ne comprend pas la langue. Je dirais juste que personnellement je me passerais bien de toutes ces versions étrangères qui remplissent cette collection au détriment d'autres titres (mais qui appairaitront sur "la compile qui a tout dessus à la fin" j'en suis sûr!) ?/10

MOYENNE GÉNÉRALE 7,5/10
Ce qui ne saurait refléter l'album historique, si on enlève les bonus qui font clairement baisser l'ensemble on obtient...
MOYENNE SANS LES BONUS 8,5/10

Flagrant Délit 9/10
Rock'n'Roll Attitude 8,5
Cadillac 8,5
Lorada 8,5
Insolitudes (sans bonus) 8,5
Gang 8
Ça Ne Change Pas Un Homme 8
Rivière... Ouvre Ton Lit 8
Jamais Seul 7,5
Le Coeur d'Un Homme 7,5
Derrière L'Amour 7
La Génération Perdue 7
À La Vie, À La Mort 7
Sang Pour Sang 7
Ma Vérité 6
Ce Que Je Sais 5,5
avatar
Jango

Messages : 3921
Date d'inscription : 01/02/2011
Age : 33
Localisation : Bruxelles

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Encore un autre Angle de vue de Slunky...ici sur Insolitudes

Message  SLUNKY le Dim 20 Mai - 9:14




Insolitudes
Date de sortie : 25 Avril 1973

Studios : Olympic ( Londres ), Davout ( Paris ) , Studio des Dames ( Paris ) Novembre, Décembre, Janvier 1973
Musiciens :
Guitares : Jean Pierre "Rolling" Azoulay ", Bob Mayo, Franck Carrillon, Peter Frampton, Jerry Donahue
Steel guitare : B. J Cole
Basse : Angello Fenaldi, Klaus Voorman
Batterie : Richard Tate, Barry de Suza, Bryson Graham
Orgue : Jean Marc deuterre, Jacques Denjean, Gary Wright
Saxophone ténor: Bobby Keyes
Saxophone, Flûte : Jim Horns
Trompette, trombone : Jim Price
Choeurs : Madeline Bell, Liza strike, Kay Garner
Ingénieurs du son : Chris Kimsey, Keith Grant, Keith Harwood, Bill Bradley, Jean Claude Charvier
Réalisation : Lee Hallyday
Référence originale 6 325 025


« LES GENS M’APPELENT L’IDOLE DES JEUNES…MAIS ILS NE SAVENT PAS COMBIEN TOUT SEUL JE SUIS… »

Johnny a ici 30 ans à peine et quelle carrière ! déjà bientôt 15 ans !…15 années de folie totale ! Johnny fait un break ici, surtout après sa folle aventure avec sa choriste Nanette Wokman, avec qui, il a côtoyé tous les abus dangereux…
Après toute cette folie, il rentre dans cette maison ou plus personne l’attend, Johnny devra tout recommencer pour reconquérir encore une fois le cœur de sa femme…Johnny attaque la belle avec l’angle du gros nounours blessé qui fait pitié…
Pas de joie dans l’album, c’est un être qui souffre ici, mais qui se bat !
Le thème de la solitude est une constante dans les paroles de Johnny Hallyday de la chanson « L’idole des jeunes » en passant par le fameux « je suis seul » …Ici les morceaux abordant la solitude sont « La solitude » et « J’ai besoin d’un ami », mais « tu peux partir si tu le veux » ou « Comme un corbeau blanc » ou même « La prison des Orphelins » n’évoquent eux aussi pas les joies d’une communauté fraternelle. Bref on a affaire à du lourd dans la non joie de vivre et pourtant, c’est une réussite totale. Johnny est vraiment excellent dans ces moments là, et le morceau phare de l’album « Toute la musique que j’aime » solidifiera la carrière de Johnny, comme « Satisfaction » pour les Rolling Stones…Johnny collabore ici plein pot avec son nouveau Cow-boy Michel Mallory, il va même chanter avec lui dans l’album. La collaboration est au top…. Seul un morceau perdue fera une intrusion dans cette collaboration, c’est la chanson « Comme un corbeau blanc » signé Jean Renard et Gilles Thibault les faiseurs de tube qui voulait refaire le carton de « Que je t’aime ». Mais se sera la face B du single que le public choisira, un morceau signé Hallyday-Mallory, il s’agit bien sur de « Toute la musique que j’aime »…
Bien entendu le titre « Insolitudes » soit « Contre Les Solitudes » ?! se veut un album qui accompagne toutes les solitudes, le parfait compagnon lors des moments de détresses et l’ambiance générale de l’album, nous plonge dans une atmosphère suffisamment enivrante pour échapper à la solitude, mais tout ceci est bien entendu « Insolite »… Un titre qui laisse l’imagination s’évadé, pour passer ses temps perdues plein de solitudes…Total chef d’œuvre… !



LA POCHETTE

Une réussite totale, seul dans cette chambre vide en bois avec ce bleu vernis évoquant les couleurs d’une chambre d’enfant, d’un garçon, son fils David lui manque ? La maison est vide, il est abandonné par sa famille après son affichage avec la choriste Nanette Wokman…La pochette respire bien tous les sentiments et les pensés soulevaient par le contenu de l’album. Tout est en harmonie.


LE SON
Bien sur la version CD 24 bits sorti en 2000 restitue au mieux le son de ce disque. Un son exemplaire et surtout totalement intemporel, cet album est une splendeur également à ce niveau.

LES MORCEAUX

La musique que j'aime ( M. Mallory / J. Hallyday ) 5'07

Les guitares ont un son fantastiques, c’est Johnny lui- même qui a voulu ce son métallique avec cette guitare qui est joué en « Slide » par B.G. Cole. Johnny sentait que l’enjeu était de taille. C’était son morceau, il fallait lui donner toutes les couleurs pour en faire un magnifique feu d’artifice. Feu d’artifice finale avec une session cuivré venue directement des Rolling Stones avec Jim Horm, Jim Price et Bobby Kees responsables des cuivres sur les albums « Exile on main street » et « Sticky Fingers » des Stones.
Johnny s’est partagé les droits d’auteur avec Michel Mallory, car en faite, Johnny ajouta le refrain au couplet composé par le cow boys corse. Johnny arracha des mains la guitare de Michel Mallory pour attaquer le refrain. Pour les paroles Johnny voulait faire apparaître toute sa souffrance qu’il éprouvé vis-à-vis de Sylvie Vartan, il se sentait terriblement fautif…


Tu peux partir si tu le veux ( J. Hallyday / M. Mallory ) 3'24

Le « Ne me quitte pas » de Johnny en quelque sorte…Mur de guitare impressionnant pendant le refrain. Johnny est plein d’espoir de reconquête « tu peux partir si tu le veux, mais je te suivrais… » Sylvie a beau prendre la fuite, Johnny sera là…
Johnny va ailleurs, mais son unique amour est toujours le même… Comme il dira plus tard dans ses entretiens, il avait ce besoin maladif de détruire le bonheur…
Johnny musicalement est très Stonien dans le couplet, le refrain pette d’une santé très Glam-Rock à la T.Rex. Solo saturé à fond, c’est Glam à fond…

Sortie en avant première le 22 novembre 1972, seul la face A sera restitué sur l’album, la face B avec le morceau « Avant » aurait alourdit un peu l’ambiance générale de l’album. En tous les cas, Johnny prouve avec « Tu peux partir si tu le veux » encore une fois que lorsqu’il compose il peut en sortir de bonnes chansons, pleine de pêche…Bravo Johnny !





Comme un corbeau blanc ( J. Renard / G. Thibaut ) 3'39

La face A maudite d’un 45 tours, puis d’un album….
Jean Renard voulait un autre tube pour Johnny pour faire suite directement à « Que je t’aime ». Les mêmes auteurs signent ce morceau, morceau qui sauve l’album d’après Jean Renard, un Jean Renard qui est trop loin de l’univers Blues Anglo-Saxon…
Bref « Comme un corbeau blanc » même s’il est fantastiquement interprété par Johnny, ne fera pas le carton désiré. Mais cette chanson lui vaut l’ouverture vers des prochains tubes avec un fond dramatique gorgé de violons…tel que « Requiem pour un fou » par exemple qui sera écrit en partie par Gilles Thibaut…
A noter le son de batterie très carton pâte, le batteur tapé sur des barils de lessive ?
Johnny hurlant « Je t’aime » à la fin du morceau à travers une fin très plein de violon façon Amicalement Vôtre…fait pour attendrir la pauvre Sylvie.
A noter la chaine en premier plan de la photo de la pochette, tel un Vince Taylor ressuscité tout de blanc vêtu, le démon est redevenu l’ange…Le fond du 45 tours a des couleurs sortant tout droits de la pochette de « Goats head soup » des Rolling Stones…

Le sorcier le maudit ( A. Finaldi / M. Mallory ) 2'48
Encore un morceau aux guitares très Glam-Rock, comme un peu « Star Star » des Rolling Stones de l’album « Goats head soup » déjà cité… Les paroles dédiés à tous les chamanes, ces incompris qu’on dit souvent fou, Johnny nous ouvre l’esprit vers la littérature de tous les Castaneda de la terre.


La prison des orphelins ( M. Mallory / J. Hallyday ) 3'36
Le duo avec Michel Mallory, les voix s’accordent à merveille. Piano au note lourde, la voix de Michel est grave, on aborde un sujet grave, une prison s’installe sur un terrain plein de souvenirs d’enfance. La destruction d’un passé…
Le son est country pour ce thème campagnard, avec un Johnny qui hurle sa souffrance derrière la voix de Michel Mallory ; L’exploitation de tous les terrains plein de souvenirs…

Soupçons Suspicious mind ( M. James / M. Mallory ) 3'05

La reprise du King Elvis Presley de l’album…Superbe morceau scénique pour Elvis, un peu brouillon ici pour Johnny. Le son est dans le rouge, c’est saturé. Version Glam d’un Rock chanté avec plein de grâce par un Presley grandiose, trop grandiose pour Johnny qui préfère salir le morceau plutôt que d’essayer de faire mieux, car comme on l’a déjà vue réussir une meilleur version d’Elvis, c’est quasi-impossible. Les paroles percutent Johnny en pleine face, ou il doit ressentir peut-être toute la souffrance de la Jalousie…Johnny est alors ailleurs, il ne pense plus à la version d’Elvis, c’est devenu son morceau, la rage d’Hallyday est là et rien d’autre…
« Les Soupçons » l’imagination qui va souvent trop loin, qui fait mourir tout les rêves…mais la Vérité peut-être autre…
Johnny essaye de s’en sortir…
















Le feu ( M. Mallory / G. Wright ) 3'39

Les cris de la jeunesse, l’amour brulant entre Sylvie et Johnny n’est pas mort, c’est dans la peau de Johnny…
Superbe morceau avec un Johnny exceptionnel, avec une voix d’une puissance incroyable, aucun autre chanteur ne peut atteindre ce niveau…Incroyable, comment hurler « Le feu » comme ça sans tousser toutes ses tripes après, performances inégalé à jamais…?

La solitudes ( Spaguolo - F. Carillo / M. Mallory ) 4'52

Alors là, c’est du grand Johnny Hallyday…
Thème majeur, mais aussi interprétation très rèussit, Johnny est à fond dedans, on y croit à fond.
Guitare magnifique, très bluesy légérement saturé à la Glam, des chœurs discret, des breaks excellents, des cuivres exemplaires, avec ce solo de saxo à coupé au couteau cet atmosphére…on rêve, on décolle…un orgue est en fond…Boum les cœurs s’envolent et nous aussi…Johnny nous rappel à notre souvenirs, c’est trop beau. « La solitudes est un grand pays, j’y vivrais le reste de ma vie », ce morceau aussi est grand…Superbe.

Moraya ( G. Wright / M. Mallory ) 3'09

Oh ! là quel son d’orgue, puis de guitare…, superbement chaloupé par des cuivres…Mais qui est Moraya ?
Ou sommes-nous ? Cet album nous entraine où ? Break avec sonorité oriental, on imagine une danse du ventre … là on est parti…, on veut tous cette princesse de la nuit ganté de noir, cette fleur de la nuit, c’est Nanette ?
On parle ici de rêve ou de folie, c’est la totale…
« Qu’as-tu fait de ma vie ? » jeu subtile pour se faire encore pardonné…Victime malgré lui, de cette drogue qui est l’amour.

J'ai besoin d'un ami ( M. Mallory / J. Hallyday ) 2'04

Violon… c’est la rédemption, après les folies, on redescend sur terre, et là… on est seul pour oublier les bêtises, « Il veut juste un ami » pour réchauffer un peu sa vie.


Le droit de vivre ( M. Mallory / J. Hallyday ) 4'48

Johnny qui proclame ici le droit de vivre pour tous « un enfant ressemble à un enfant qu’il soit noire, rouge, blanc ou jaune ils sont tous de la même terre », « ce ne sont que des hommes fait de sang et de chair… » « Comme toi, ils ont le droit de vivre » « une étoile vaut bien une croix »« comment peux-tu dormir sans t’éveiller quand on pense au mal qui est fait »
« Pense mon fils à tous les enfants perdus… »
Johnny en 2008 proclamera espéré Obama comme président des Etats-Unis bien sur ! Rien à ajouter pour ce Johnny qui vit toujours avec Jimi Hendrix qui n’ait jamais loin de lui dans ses pensées…
Musicalement c’est du Rolling Stones Riffs faisant un morceau aux couleurs légèrement country et c’est signé Hallyday.
avatar
SLUNKY

Messages : 346
Date d'inscription : 14/08/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING: N°14 Insolitudes

Message  salentina le Dim 20 Mai - 13:05

LE SON
Bien sur la version CD 24 bits sorti en 2000 restitue au mieux le son de ce disque. Un son exemplaire et surtout totalement intemporel, cet album est une splendeur également à ce niveau.

Absolument d'accord Slunky

Moraya est-ce une femme ou la cocaïne ?
avatar
salentina

Messages : 3017
Date d'inscription : 03/03/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING: N°14 Insolitudes

Message  Yuna le Dim 20 Mai - 15:30

Merci Slunky, tu apportes des lectures à ces titres auxquelles on n'aurait jamais pensé.
avatar
Yuna

Messages : 4792
Date d'inscription : 09/02/2008
Age : 28
Localisation : Isère/Savoie

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Moraya est-ce une femme ou la cocaïne ?

Message  SLUNKY le Dim 20 Mai - 20:20

Très bien vue Salentina, l'allusion à la cocaine, d'autant plus que ce pauvre Mallory a été initié durant ces sessions (Voir Destroy")

Je crois que je mettre l'accent là dessus pour cette chanson.

Merci à vous pour cet angle de vue.
avatar
SLUNKY

Messages : 346
Date d'inscription : 14/08/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING: N°14 Insolitudes

Message  Jeune homme le Mar 22 Mai - 16:55

OSCAR, DJANGO et SLUNKY, vous faites vraiment du bon boulot !!!
Ces chroniques sont les seules que j'ai lues sur les albums de johnny....
On n'en trouve pas ailleurs sur le net....
J'ai fait un petit travail dans le même genre ici: http://johnnyhallydayleweb.forumpro.fr/t8504-live-mes-pochettes
Un anthologie de live inédits...allez voir et dites-moi ce que vous en pensez !!!

Jeune homme

Messages : 14
Date d'inscription : 24/11/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING: N°14 Insolitudes

Message  jojo_75 le Jeu 24 Mai - 17:54

Jeune homme a écrit:OSCAR, DJANGO et SLUNKY, vous faites vraiment du bon boulot !!!
Ces chroniques sont les seules que j'ai lues sur les albums de johnny....
On n'en trouve pas ailleurs sur le net....
J'ai fait un petit travail dans le même genre ici: http://johnnyhallydayleweb.forumpro.fr/t8504-live-mes-pochettes
Un anthologie de live inédits...allez voir et dites-moi ce que vous en pensez !!!

Je pense que tu vas devoir te trouver un autre forum pour en parler.

Mais ici c'était super le temps que ça a duré flower
avatar
jojo_75

Messages : 4799
Date d'inscription : 04/02/2008
Localisation : 48.862862,2.392798

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING: N°14 Insolitudes

Message  Invité le Mar 25 Sep - 14:48

La periode Olympic Studio de Johnny est sa periode bénie sur le plan discographique et malheuresusement elle allait bientot prendre fin...une epoque ou les musicos figurant sur ses albums sont de classe internaionale et où les compositions originales ou adapations font dans ce qu'il y a de meilleurs! A cette epoque, Johnny ne fonctionne pas comme aujourd'hui, a savoir venir au dernier moment poser sa voix sur des musiques achevées... là il fonctionnait comme veritable leader de groupe et passait du temps dans les studios, participant et s impliquant un max à l'elaboration de ses albums...pas etonnant si le meilleur est à rechercher dans ses annéeslà... avec notamment cet "Insolitudes" il y a une belle interview radio qui avait ete faite par JB Hebey au sujet de cet album qui relatait un peu tout cela.

1.La musique que j'aime
Top chef d'oeuvre, veritable hymne Hallyday devenu incourtanble depuis sa creation à chacun de ses concerts... cette intro, cette voix cassée magnifique qui monte crescendo pour crier son desespoir, c'est sublime... la musique, les arrangements, tout confine au sublime... des versions lives on en a eu, mais aucune pour moi ne surpassent cette version studio 10/10

2. tu peux partir si tu le veux
Là aussi , un autre grand morceau, tres audacieux au niveau musicalavec ses chanememts de rythme, le pont musical au milieu du titre est purement genial...quand on pense que ce titre s'est perdue en face b d'une daube comme "Avant" (et que dire pour la musique que j'aime....cherchez l'erreur!) .... 9/10

3. Comme un corbeau blanc
A l'epoque , dommage que l'on ai pas sorti un fusil pour executer ce volatile....que vient faire ce titre sur cet album ??? passer de "tu peux..." à "corbeau blanc" puis à "sorcier le maudit", c 'est un grand ecart à se faire un claquage du feu de dieu.... j ai vraiment beaucoup de mal avec ce titre qui aurait du rester inédit ! 4.5/10

4. Le sorcier le maudit
Ouf, ca repart à 100 à l'heure avec ce swamprock impeccable ! le traitement de la voix de Johnny et là aussi une superbe trouvaille sur ce titre ! 9/10

5. La prison des orphelins:
theme tres fort et un des meilleurs duos, si ce n'est le meilleur , de johnny gravé sur disque... j en dirai pas autant du duo corse gravé 40 ans plus tard! lol Tant qu'afaire des duos a repetition durant ses annéées 2000, dommage de ne pas l'avoir ressucité ! 9/10

6.Soupcons:
Difficile de faire abstraction de la version subliminale d'elvis (Philou si tu me lis, t'enerve pas ! Very Happy Wink ) qui fait que ce titre est pour moi un petit peu decevant... mais j'aime bien la version de Johnny qui la aussi est impeccablement fisselé 7.5/10


7. Le feu
je ne sais pas comment ce titre etait percu à l'epoque...je trouve qu'aujourd hui avec cet orgue omnipresent que cela a plutot vieilli... une chose est sure, l'interpretation de Johnny est epoustouflante ( genre de titre qui devrait servir de test chez les apprentis chanteurs! ) en delivrant d'emblée la note la plus haute du morceau, le texte est subtile et ce titre va devenir monumental sur scene ! a commencer deja par la version de l'olympia 73 !! ( c est pour bientot!) 8/10

8.La solitude
Magnifique ballade soutenue encore une fois mais je me repete par des arrangments et une musique impeccable...bon je vais pas vous refaire le coup que l'interpretation de Johnny....8/10

9.Moraya
Encore une de ces chansons meconnues de son repertoire que je classe dans mon best off absolu.
L'ambiance envoutante qui regne sur ce morceau, les paroles ambigues qui evoquent la drogue, et une fois de plus une realisation qui ne souffre d 'aucune critique...le top ! 9/10

10. J'ai besoin d 'un ami
un titre un peu leger, des cordes qui plombent un peu l'ensemble..ce titre aurait plus eu sa pace sur countryfolk rock ou la terre promise... sans etre desagreable, elle n est pas imperissable... Johnny l'aimait bien en tout cas puisquelle figurera au programme de ses tournees jusqu en 74... 6/10

11. Le droit de vivre
Un titre qui aurait pu figurer sur flagrant delit au vu du sujet abordé
Un beau morceau d'album 8/10


Moyenne : 7.91 (sale bete de Corbeau blanc qui plombe la note !! Evil or Very Mad geek )
Pochette: autre epoque benie concernant les pochettes de disque, ou on se creusait la tete pour sortir des peites ouevres d'art... celle ci en est une ! 10/10

Bonus :
là ca craint... assez incroyable d 'enregistrer la meme année un chef d oeuvre de 10 titres et en parallele .... tout le paradoxe Hallyday resume sur ce volume de la collection !!

Avant : chanson grandiloquente, qui me laisse totalement de marbre... l'inedit "victoire je t'aime" est du meme calibre...on croirait une decalque de ce titre... 4/10
J'ai un probleme : titre que j'ecoute depuis tout petit via le 45t qui appartenait a ma mere et ma fois ce duo en vaut bien d'autres.... 6/10
te tuer d'amour : je prefere amplement cette face b au precedent ! 6.5/10
Noel interdit : Un tres beau sujet , une belle interpretation malheureusement plombé par les arrangements symphoniques..;imaginez une reprise accoustique de ce titre aujourd hui ! 7/10
Fou d'amour: un titre que je trouve sans acun interet.... il paraitrait que Johnny aime ce titre pour des raisons personnels... cela ne suffit pas a en faire une bonne chanson....4/10
Le soleil se leve à l'est : une bo sympathique...le titre passe bien mais c est franchement pas imperissable... 6/10
Ho bisogno: je suis pas en etat pour ecouter ces roucoulades italiennes sans interet ! Razz

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DEBRIEFING: N°14 Insolitudes

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum