Johnny Hallyday Le Web
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Confessions Pt.1 (1960-1963)

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Message  Rolling le Ven 5 Juin - 15:15

Je vous propose une petite anthologie chronologique, à travers des réflexions, sur la carrière de Johnny.
Je vous invite à faire comme moi. Vous prenez une chanson, un album, un live et vous essayez de détailler ce que ça vous évoque...
Je commence.

HELLO JOHNNY !
C'est comme ça que ça commence. Un 25cm.
Et ça commence par un tube ! "Souvenirs souvenirs".
Le gars a à peine 17 ans et c'est son premier album, compilation des 3 premiers super 45t.
Ce titre, quelque part, est prémonitoire de sa longue et fructueuse carrière: des souvenirs, il y en aura, et à la pelle !
De tournées, d'albums, de tubes, de classiques, d'articles, de films, de gueules !
Mais pour l'instant, notre jeune héro écrit les premiers instants de sa légende.
On connait l'histoire: une enfance chaotique, aux 4 coins de l'Europe, puis Paris, le quartier de la Trinité, Elvis, Long Chris, Claude Moine, Jacques Dutronc et le wock and woll !

Ainsi, ce "Hello Johnny" est un vrai document ! Enregistrement des plus "nature", en 1 prise, chez Vogue. 2 guitares, 1 basse, une batterie et Johnny !
La voix est vraiment fluette ! Méconnaissable ! On parle d'un autre type, là ! C'est pas le même !
On est vraiment dans une autre époque. Un temps où, en Angleterre, les Beatles et les Stones sont inconnus. Il faudra attendre 3 ans avant que les rosbeef (hum) n' explosent.
3 années durant lesquelles notre Johnny va faire figure de pionnier non seulement en France mais aussi en Europe !
Et on ne le dit pas assez souvent.
On retrouve donc dans cet album (25cm) "Laisse les filles", rockabilly qui ouvre le bal de la saga !
Et quel départ ! Pour moi ce titre est un des meilleurs (LE meilleur ?) de la période vogue.
Toute l'énergie de Johnny est déjà là. D'ailleurs, Johnny l'a reprise en 2013, bouclant la boucle et nous prouvant que cette chanson est excellente.
"Depuis qu'ma môme" est du même tonneau. "Je cherche une fille" également.

Je vais peut-être vous choquer, mais pour moi, ce garçon de la rue, parigot, dans une ville en noir et blanc, dans la France
d'immédiate après-guerre, enfant de la balle, issu du peuple....me fait penser à .... Renaud !
Des chansons pleines de gouaille, pour les jeunes, des histoires de mômes, de loubards... de boums, de bagarres ...
"Jouer les terreurs avec un blouson noir.....faire la courses avec les motards..... boire avec une paille un whisky du tonnerre ....Oui mon cher, j'adore ça"
C'est Renaud avant l'heure, quoi !
Et puis, si on admet que Renaud est issu de la culture post-soixantehuitarde, on peut dés lors affirmer que Johnny, par sa fougue
et ce qu'il représente, annonce déjà mai 68. Vous voyez ou pas ? Comme Bardot, d'ailleurs....
J'adore Renaud, mais peut-être que des deux, c'est Johnny le plus authentique...
Renaud a chanté le populo .... Johnny ETAIT le populo.

Bref.

Tout ça pour dire que si j'aime Johnny, c'est aussi pour tout ça. Le fait qu'il commence si jeune, baby boomer de 16 ans dans un Paris
où les tickets de rationnement ne sont pas si loins, dans une France, certes un peu coincée, mais tellement touchante.
Une france qu'on ne connaît plus, qu'on n'imagine pas.... comme une vieille carte postale en noir et blanc, jaunie (hallyday) et usée ...
Et lui, il vient de là, avec ses 16 ans d'histoire derrière lui, de tournées, de villes, de pays, de spectacles, de galères ! 1943-1960 !
Son histoire commence comme un conte de fée. C'est à dire: mal.
Pour finir en feu d'artifice !

En fait, il faut absolument lire le livre qu'a ecrit Desta, sa cousine ! Ce livre, je l'ai lu et relu quand j'étais môme.
Incontournable, mes amis !

Je continue, avec:
A NEW ORLEANS (1961)
Sur cette chanson, issue d'un des derniers EP Vogue, Johnny, je trouve arrache tout.
Elle préfigure la période soul de 66/68. Johnny s'écarte du rock pour nous faire de la "black music".
Même la voix rappelle un peu des chansons comme "Aussi dur que du bois" et quelques autre de "Johnny 67".
Le final où Johnny hurle "je veux alleeeeer à New Orleans" annonce déjà tout.

IL FAUT SAISIR SA CHANCE (1961)
Voilà une superbe chanson, un texte bien dans son temps, qui lui va si bien en cette année 1961. Johnny ne chante que depuis quelques mois,
rien ne laisse penser à ce qu'il va devenir. Rien n'est sûr, car, de toutes façons, "y'a des gens bien pensant qui ont dit que le wouack and woll
ne durerait pas plus d'un été"
Une musique originale, rock et bien foutu. Pour moi un classique du rock yéyé français. Un classique du rock tout court.

PAS CETTE CHANSON (1962)
Je continue mes élucubrations, oyez !
Avec cette chanson, Johnny passe un cap. C'est le Johnny "à genoux" qui se profile. Le Johnny en larmes. Le johnny comédien aussi....
Et en lutte.
Le genre de chanson où Johnny implore ("Ne joue pas cet air là" / "Quitte-moi doucement" / "Prends ma vie" / "Laisse-moi tomber") ou ordonne
("Excuse-moi partenaire" / "Rivière...ouvre ton lit" / "Je vous préviens, n'approchez pas").
C'est tiré par les cheveux ?
Bah oui, mais bon.

LA BAGARRE (1962)
Pour moi un classique du répertoire Hallydéen. Le Johnny viril, cascadeur et bagarreur. Celui qui menace dans "Excuse-moi partenaire",
celui qui encaisse "Les coups", "Caché derrière mes poings", "Aussi dur que du bois", ....
Un titre phare de son répertoire, qui construit l'image et le mythe.
Johnny, faut pas l'emmerder !

ELLE EST TERRIBLE (1962)
Peut-être le premier des rocks les plus terribles ? On n'est pas loin.
Pour moi, ce titre est un hymne des années 60 et représente bien le Johnny des débuts. Cool et sûr de lui.
Dragueur et amateur de belles bagnoles.

LES BRAS EN CROIX (1963)
L'amérique est dans ce titre. Celle fantasmée par le jeune Jean-Philippe et autre Claude Moine.
Il est question de cow-boy attitude, et j'adore ! Le son de l'orchestre, un brin Tarantino. Slow-rock, c'était marqué, sur la pochette, je crois.
Tout un programme, avec cette chanson générique de western. C'est le spécialiste qui vous parle, là ! Oui, le film de Corbucci !
Je vais faire un pont avec d'autres chanson cowboy: "Maudite rivière", excellente dans le même genre, "On me recherche", chanson que j'adore, plutôt
style "Cow-boy d'Aubervilliers", western bien franchouillard ! Mais musique bien country !
Mais "Les bras en croix" possède un petit côté davantage dramatique qui fait que, ben, pour moi, elle est essentielle dans ce qu'est Johnny:
Un cow-boy solitaire.

I GOT A WOMAN - Live Amsterdam 1963
Ok, là je vous parle du final d'un concert du feu de dieu. Un final qui dure 10 minutes. Mieux que les versions de l'Olympia 62.
Plus crade, c'est vrai, mais plus rock par contre. Le bonhomme se déchaîne, pousse sa voix, en repousse les limites.
Y'a pas a dire, en entendant ça, on ne peut douter de sa sincérité sur scène. Indépassable à ce niveau là.
Et cette voix, qu'il n'aura cesser de martyriser, à en hurler pendant des centaines de soirs. Prenez n'importe quel final de concert
(surtout 1960/1990), ça fini toujours en apothéose et surtout, toujours Johnny se pète les cordes vocales pendant 10 mns.
Rien que les dernières sorties Port Barcarès et Palais des sports 69, écoutez chaque final, c'est du sauvage !
Sinon, je dois dire, sur cette chanson, ce qui m'impressionne aussi, c'est la façon qu'a Johnny de maîtriser la foule.
On le voit là essayer de les faire chanter. Il met le feu. Il a sa façon extraordianaire de calmer l'orchestre par un mouvement de main,
mettant la chanson en suspend, sur un fil sur lequel il improvise toujours. Ces moments sont des moments de grâce qu'on retrouve
dans chacun de ses concerts.... j'en reparlerai !

La suite plus tard....

Rolling

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Date d'inscription : 25/02/2019

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