Chédigny - Jour 1 - Partie 2

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Chédigny - Jour 1 - Partie 2

Message  Montana le Mer 18 Juin - 0:07

Si c’est l’heure du digestif pour les uns, pour les autres on va ménager le temps de la digestion comme on peut au gré des ballades dans le petit village fleuri qui nous a accueilli, des refontes de mondes autour du bar où il n’y avait pas que des discussions éthylico-traditionnelles de comptoirs. Ah pour ça, on pouvait justement compter sur l’humour ininterrompu de Rockoeur qui cache bien son jeu dans les forums au travers de sa permanente poésie (ben quoi, tout le monde ne peut pas s’appeler Ronsard) mais qui est inclassable dans cette matière, que dis-je, cet ART qui devrait être reconnu d’utilité publique pour décoincer les fesses, notamment celles des bien pensants et donneurs de leçons de la vie quotidienne se croyant maîtres de la morale absolue, j’ai nommé la « déconne » dans toute sa splendeur. Oh mais il ne suffit pas de s’improviser déconneur pour épater la galerie, il faut aussi assurer derrière, et pas seulement derrière, face à face, ça oui ! Il y en a chez qui il faut user d’expédients pour arriver à effleurer le plancher de la déconne, quoique la plupart du temps ça finit dans les choux pour ceux qui ne maîtrisent pas, et il y a ceux chez qui c’est inné. Non, non, ne cherchez pas, aucun diplôme n’est délivré pour cela, car ça se passe dans les gênes. Et en matière de gênes, il ne se gêne pas justement « mon pote le Gitan » qui sait peut-être mieux que quiconque ce que signifient les mots fête, amitié, cœur et intégrité, et tout ça dans une parfaite maîtrise, d’où l’art que j’évoquais plus haut. Seulement voila, si la déconne vibrait de sa franche nature dans cet après-midi bucolique (oui, je sais il y a un mélange de « bu » et « alcoolique » dans ce mot mais ça n’a rien à voir avec le sujet … quoique, mais passons), un autre art était bien présent, l’art pictural !

Ah bon ? me direz-vous, mais où ? Il n’y avait pas d’expos de peintures ! Peintures non, mais images oui, et en abondance. Si le soleil était timide pour faire ressortir les encres bleutées, et bariolées pour certains, des tatouages sur la peau de leurs heureux propriétaires et néanmoins amis (il faut bien souligner cette dernière assertion), l’art lui était bien présent et les propriétaires pas aussi timides que le soleil justement. Nous avons ainsi pu saisir l’instant mémorable du légendaire dos de l’ami Hugo, lui qui porte mieux que personne Johnny dans sa chair. Mais les braves mères de famille présentes sur le « tarmac » n’étaient pas non plus en reste quoique plus timides qu’Hugo en matière de démonstration. Nul n’aurait ainsi osé demander une telle chose … sauf s’il s’appelait Rockoeur justement. Et d’ailleurs, le gus y allait au baratin de telle manière que tu ne saches plus s’il s’agissait de « l’art ou du cochon », d’autant qu’il nous assurait que son chien (Punky tu es trop mignon) pouvait concurrencer n’importe quel chanteur. Toi lecteur de passage ou brillant par ton absence à Chédigny, devant tes yeux ébouriffés, je te le dis sans ambages, Punky, le chien de Rockoeur chante ! Mais bon, tu ne me crois pas, je n’insiste pas, tu verras, tu verras si tu me lis jusqu’au bout (non mais).

Bref, pendant que certains bullaient ou refaisaient le monde, ça s’activait sur le tarmac et sur la scène, le groupe commençait à s’installer. Je pensais que « Tribute to Hallyday » serait un petit groupe comme cela se fait couramment dans les bars, les caf’conc’ ou les petits festivals. Mais non, là ils ont déployé la grosse armada, sono, lumières, amplis, du lourd quoi. Plus le moindre centimètre carré de libre sur la scène, l’animation pour faire chanter les potes éparpillés dans le village tombent donc directement en carafe. Gradoula, tu n’as donc rien à regretter de ce côté si tu avais dû te trimballer avec tout ton matos de scène depuis Marseille, peuchère ! Pour le groupe, va falloir assurer à ce tarif là ! Comme disait Brassens « avec ma p’tite guitare, j’avais l’air d’un con, ma mère » mais je ne me laisse pas démonter pour autant, il y aura bien un moment où on pourra chanter en « famille ».

Pour le repas du soir, bis repetita de celui de midi au niveau de l’ambiance et quizz avec les nouveaux arrivants débarqués dans l’après-midi, pour la plupart venus de très loin. Je me rencarde tout de même sur la présence de certaines absences (oui, je sais, c’est paradoxal mais c’est comme ça, c’est de l’art hein ?) inexpliquées. Loulou76, où es-tu ? Pourtant tu étais marqué sur la liste des inscrits et j’attendais ce moment avec impatience pour te retrouver, toi et ta voix, sacré guerrier. Mais bon, le repas est fini, pas de Loulou en vue, ni de Mirmillon (sniff) et il faut faire de la place pour le groupe qui va démarrer sous peu.

Dans les métiers artistiques, il n’y a rien de plus critiques que les artistes eux-mêmes envers leurs pairs. Ne vous inquiétez pas, c’est typiquement franco-français, et je n’échappe pas à cette règle non plus. En revanche, on ne verra jamais ce genre de réactions aux US par exemple où un excellent zico né avec une guitare entre les doigts fera presque toujours une petite place de bon cœur à un gratteux moyen pour l’accompagner sans cabotiner. Sauf que si je suis critique comme la plupart de mes pairs, là, je rends à César ce qui lui appartient et ce groupe, ben il assure, et les fans ne s’y trompent pas, le chanteur met le feu à la salle déjà bien surchauffée par l’ambiance précédente, sans clonage ou tentative d’imitation de Johnny, la guitare et la basse sont largement à la hauteur de ce qui est demandé. Je trouve toutefois la batterie un peu légère et peu inventive (sauf tout à la fin), ainsi que les chœurs un peu timides. Mais bon, on n’a pas demandé non plus à avoir un des orchestres méga pro de Johnny sinon notre participation au Festival aurait coûté pas loin du prix d’un billet au SDF. Alors, modestie soit, mais du lourd pour la prestation assurée même s’il manquait une guitare pour gonfler le son, une guitare particulièrement rock’n’roll … style Gretsch … non, je ne vise aucun absent, be quiet.

« Y a des flight-case qui traînent sur scène et on éteint les projecteurs » mais la fête n’est pas finie et ne fait même que commencer, notamment pour les campeurs traditionnels ou improvisés comme moi malgré la pluie qui nous arrose gentiment mais heureusement pas copieusement afin de ne pas transformer la fête en enfer.
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Montana

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